L'avenir du Kosovo, c'est Hong Kong!
Un proche du Groupe de contact a soufflé à l’oreille du quotidien serbe « Blic » que le modèle hongkongais est l’option a laquelle réfléchi le plus les milieux internationaux pour le règlement du statut du Kosovo. Cette option prend en compte les positions des deux parties et permet de surmonter leurs différences.« Il faut trouver un compromis entre Belgrade et Pristina car le statut quo est intenable. Cependant, le rapprochement des deux parties est impossible car on ne peut pas trouver de solution entre l’autonomie et l’indépendance. Ça n’existe pas. Tout ce qui nous reste c’est de surmonter les différences. La réponse à cela, c’est le modèle hongkongais. Ce modèle définirait un statut provisoire qui avec le temps apaiserait les tensions, ce serait salutaire pour les deux parties. Néanmoins, nous n’allons pas imposer cette solution à Belgrade et Pristina, un tel document n’existe pas, seulement le modèle hongkongais est une option. » Affirme l’interlocuteur de Blic.
Selon la politique dite « Un pays, deux systèmes », Hong Kong conserve son système légal, sa monnaie, son système politique, sa police, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l'immigration tout en jouissant de sa souveraineté, doté d’un chef de l’exécutif à la tête du gouvernement, d’un parlement, d’un système légal et judiciaire distinct de celui de la Chine continentale en vertu de la loi fondamentale de Hong Kong et de la déclaration commune sino-britannique
En 1997, les britanniques ont rétrocédé Hong Kong à la Chine qui fut une colonie britannique pendant plus d’un siècle. L’île est gouvernée comme une région administrative spéciale sous la Basic law of Hong Kong. La Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu'à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté.
Ce modèle grossièrement transposé au statut du Kosovo permettrait que les frontières de la Serbie restent formellement inchangées, toutefois le Kosovo pourrait conclure des accords économiques et aurait accès aux institutions internationales mis à part l'Organisation des Nations Unies.
Le Kosovo jouirait d’une pleine souveraineté sur son territoire, ce serait un Etat dans l’Etat avec tous les attributs d’un Etat excepté la politique étrangère et l’armée. Le gouvernement du Kosovo serait indépendant de Belgrade. Ce qui est déjà le cas. Le gouvernement est sous le contrôle du Secrétaire générale des Nations Unies. La présence de l’Otan serait maintenue et celle de l’Union européenne renforcée, le règlement comporterait des éléments qui renforceraient la protection des Serbes et de leurs biens culturels ainsi que les autres minorités. La frontière serait « la frontière du Kosovo conformément à la Serbie ».
La raison fondamentale pour laquelle la Serbie refuse l’indépendance du Kosovo, c’est parce qu’elle veut préserver sa souveraineté et, par conséquent, ses frontières ; deux points contenus dans la résolution 1244 des Nations unies signées le 10 juin 1999.
Snejana Jovanovic
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