Samedi 16 février 2008


                                                      Le scénario est déjà écrit comme le rapporte 99319996-1--copie-1.jpgB92.net. "Demain sera un jour de calme, de compréhension et (le jour) de l'engagement de l'Etat pour l'exécution de la volonté des citoyens du Kosovo", a annoncé samedi, en référence à la proclamation d'indépendance, le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi. Ce sera "un grand jour, un jour historique (...), un jour de grâce pour un Kosovo souverain et indépendant", a ajouté l'ex-leader de l'Armée de libération du Kosovo (UCK).

Dimanche, le Premier ministre Hashim Tachi réclamera de convoquer une réunion extraordinaire du parlement de la province. Une séance plénière du parlement commencera vers 12h00 pour durer environ trois heures. A 13h30, les groupes parlementaires se réuniront. La déclaration d'indépendance doit être adoptée vers 16h00. Selon, le politologue Kosovar Škeljzen Malići, plus de quarante délégations étrangères sont attendues à cette séance solennelle. 

Puis, à 18h, le président Fatmir Sejdiu, le Premier ministre Hashim Tachi, et le président du parlement Jakup Krasnići donneront une conférence de presse au centre des médias. A 18h30, le monument de l’indépendance sera déposé devant le Centre des Jeunes, et une demi-heure après le philharmonique du Kosovo donnera un concert solennel dans la salle du 1er Octobre.

Les festivités se poursuivront place Mère Tereza où les artistes célèbres du Kosovo donneront un grand concert. Il est prévu qu’à 22h50, le Président et le Premier ministre s’adressent à leur citoyen. La fête se clôturera par un feu d’artifice à 23h à Pristina.

A Pristina, les drapeaux américains, des Etats européens et le drapeau nationaliste des Albanais du Kosovo recouvrent les façades des immeubles. Les hôtels sont pleins, une remise de 20% est faîte aux nombreux Albanais venus de l’étranger pour l’occasion qu’ils qualifient de " moment historique pour le Kosovo ". A l’aéroport, des charters atterrissent deux fois par jour remplis de passagers venant fêter l’indépendance.

La boulangerie " Felini " prépare un gâteau d’une tonne cinq à la forme du territoire. Des parts de ce gâteau seront distribuées gratuitement aux Kosovars venus faire la fête place Mère Tereza, ainsi que des vivres et des boissons non alcoolisées.

 " Les Serbes qui vivent dans les enclaves sont terrorisés par cette idée de proclamation, raconte Dejan Baljošević de Orahovac,  parce qu’ils sont convaincus que cette déclaration d’indépendance va aggraver leur situation ".

" J’ai peur du chaos, j’ai peur que l’on en vienne à la situation où les Albanais considèrent que le Kosovo est leur Etat, alors que nous pensons que c’est le nôtre, et qui va l’emporter alors ? Nous verrons dans la pratique qui aura le plus de force pour appliquer son idée. Cela va rendre notre quotidien encore plus difficile car les Albanais vont se sentir le droit d’être encore plus agressifs vis-à-vis des habitants des enclaves, cela leur donnera un argument pour mettre en pratique leur indépendance jusqu’au bout ” estime Dejan Baljošević.

Selon l’AFP, des violences et provocations entre communautés sont redoutées et la Force de l'OTAN au Kosovo (KFOR) a prévenu qu'elle réagirait "avec une grande fermeté à toute provocation".

Snejana Jovanovic

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Mercredi 13 février 2008

La déclaration d’indépendance du Kosovo semble imminente. L’ensemble des médias avance la date du 17 février. Selon B92.net, " à partir d’aujourd’hui les dernières mises au point pour la séance de l’Assemblée du Kosovo au cours de laquelle se fera la proclamation d’indépendance ont commencé ". Plus que l’indépendance, c’est la question de la reconnaissance qui a retenu mon attention. Sur quels principes reposera la reconnaissance du Kosovo ? Quelle souveraineté pour les Kosovars ? Pour mieux comprendre, je me suis entretenue avec Barbara Delcourt*, auteur de " Droit et souverainetés. Analyse critique du discours européen sur la Yougoslavie. " aux éditions PIE/Peter Lang.

Snejana Jovanovic :En quoi consiste le principe de " reconnaissance conditionnelle " ? 
Barbara Delcourt 
: La reconnaissance conditionnelle était un mécanisme qui a été imaginé par les pays européens au moment du démembrement de la Fédération Yougoslave au début des années 90, et consistait à imposer aux entités politiques qui voulaient être reconnues c’est-à-dire, essentiellement, la Slovénie et la Croatie à l’époque, de respecter un certain nombre de principes de droit international, de principes politiques, d’être en clair des démocraties respectueuses du principe de l’Etat de droit, des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales, ils devaient au surplus respecter à l’époque ce qu’on appelait le Droit des minorités. L’idée était que finalement, on pouvait grâce à la légitimité des projets assurer une forme de stabilité dans les Balkans par le fait de respecter un certain nombre de règles reconnues par tous.

S.J. : Est-ce que cette reconnaissance peut s’appliquer au cas du Kosovo ?
B.D.:
Dans le cas du Kosovo, c’est un peu différent. Cette technique n’a plus été véritablement mobilisée pour justifier la reconnaissance du Kosovo. A l’époque de la reconnaissance des républiques yougoslaves, il y avait deux principes qui étaient appelés à justifier la décision des Européens. Il y avait, d’abord, le principe de l’effectivité et le principe de la légitimité. Le principe de l’effectivité tient simplement au fait que, normalement, on reconnaît un Etat lorsque plusieurs conditions sont remplies. Des conditions qui n’ont rien à voir avec les principes de la reconnaissance conditionnelle. Ces conditions tiennent simplement au fait que l’on doit avoir à faire à des entités politiques qui présentent un certain nombre de caractéristiques. Il doit s’agir d’une entité politique qui est capable d’être indépendante et autonome par rapport à l’extérieur. Il doit y avoir à la fois un gouvernement souverain, un territoire plus ou moins bien délimité et un gouvernement qui est capable d’exercer son autorité sur l’ensemble du territoire et sur l’ensemble de la population. Ce sont, principalement, les critères qui permettent de définir un Etat en droit international et qui conditionnent la reconnaissance. Donc, c’est basé essentiellement sur l’existence d’un pouvoir effectif. Dans certains cas, par rapport à la situation yougoslave toujours en début des années 90, cette effectivité n’était pas toujours évidente, je pense en particulier évidemment au cas de la Bosnie-Herzégovine. Et, dans ce cas là, on a plutôt une tendance à se référer à un principe de légitimité et en particulier au droit à l’autodétermination. L’idée était : nous reconnaissons l’indépendance des républiques qui le souhaitent parce que les populations qui se trouvent sur les territoires des républiques ont un droit à l’autodétermination. C’est deux types de registre qui étaient mobilisés pour justifier la politique européenne à l’époque.

S.J. : Et, aujourd’hui ?
B.D.:
Ces registres-là ne sont plus véritablement utilisés, aujourd’hui dans le cas du Kosovo parce qu’on peut faire référence véritablement ni au principe d’effectivité, ni au principe de légitimité. On sait en effet que le Kosovo est sous administration internationale du territoire et qu’il n’y a pas véritablement un gouvernement autonome et indépendant qui est capable de faire respecter son pouvoir sur l’ensemble du territoire du Kosovo, et on a pas non plus invoqué le droit à l’autodétermination parce qu’on ne veut pas précisément que d’autres minorités situées dans d’autres Etats voisins, mais plus éloignées aussi, puissent revendiquer un droit à l’autodétermination pour justifier des tentatives de sécession. 

S.J. : Comment qualifier la reconnaissance du Kosovo ?
B.D.:
C’est une reconnaissance qui porte plutôt sur une déclaration d’intention d’indépendance et moins sur la reconnaissance d’Etat parce que ce qui est prévu à la fois dans le plan Ahtissari et dans la tête des responsables européens, ce n’est pas véritablement de reconnaître un Etat souverain puisque qu’on va reconnaître plutôt une entité politique dont les pouvoirs seront limités par l’intervention d’acteurs extérieurs, L’Organisation des Nations Unies (ONU) auparavant à travers la Mission Intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) et la gestion de l’Union européenne normalement à partir de la Déclaration d’indépendance, donc, on reconnaît finalement plutôt la séparation avec la Serbie, plutôt qu’un Etat indépendant, et d’ailleurs on parle de reconnaissance de souveraineté, mais d’une souveraineté qui sera limitée, qui sera contrôlée. Ce n’est pas vraiment la reconnaissance d’un Etat souverain. Et, on parle aussi en anglais de Earned Sovereignty c’est à dire une souveraineté qui devra être méritée, en fonction de la conduite des autorités kosovares. 

S.J. : Qu’est-ce que ça change au niveau de la politique européenne ?
B.D.:
Ce qui est intéressant, en fait, c’est que dans les années 90, la Communauté Européenne et ses Etats membres ( l’UE n’existait pas encore) avait cherché à justifier leur position politique à travers l’utilisation du droit international. Alors, un droit international interprété, certes, de manière fantaisiste, il faut bien le dire, mais on faisait quand même référence au droit international. Aujourd’hui, ça n’est plus du tout le cas. Et, c’est un peu paradoxal parce qu’en même temps, on tente de montrer que l’Union européenne est en voie d’acquérir le statut d’acteur international qui se distinguerait d’autres acteurs de puissance traditionnelle, dans la référence appuyée notamment à la Charte des Nations Unies, l’adhésion aux principes du multilatéralisme, la référence au droit international et on voit que dans le cas du Kosovo, on va lancer une opération sans avoir obtenu l’aval du Conseil de sécurité. Donc, on ne fait pas du multilatéralisme. On ne fait plus du tout de références au droit international parce que ça ne permettrait pas de justifier ni la partition de la Serbie, ni le fait qu’on ne respecte pas la possibilité pour les Kosovars d’être souverain puisqu’il y aura une forme de protectorat international. On a des justifications qui relèvent surtout du registre de l’éthique ou de la morale, ou du registre politique ou géostratégique.

*Barbara Delcourt est professeure à la faculté des sciences politiques à la faculté libre de Bruxelles et membre de l’Institut d’études européennes.

Snejana Jovanovic

 

  

 

 

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Vendredi 8 février 2008

Le ministre serbe du Kosovo et Metohija, Slobodan Samardjic a dénoncé le 8 février une possible déclaration d’indépendance des Albanais du Kosovo qui ne serait pas coordonnée avec les Etats-Unis et l’Union européenne. Il avance la date du 18 février.

 

En fait, entre le 6 et le 18 février, selon l’AFP, le Conseil de l’Union européenne devrait prendre acte de la mission de 1.800 policiers et juristes qui coordonnera avec les responsables Albanais du Kosovo la proclamation d’indépendance. Le 18 février est aussi la date de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères.

 

Le déploiement d’une mission européenne fait partie des propositions du plan de l’envoyé spécial de l’ONU, Martti Ahtisaari. Cependant, il prévoyait la signature d’un Pacte entre les représentants du Kosovo et le représentant de l’UE afin, notamment, de garantir le caractère multiethnique de la province, mais aussi de consacrer le principe d'une société démocratique, respectant les droits et libertés fondamentales internationalement reconnus.

 

Ainsi, un Haut Représentant Européen viendra succéder au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies. Le Kosovo sera par conséquent sous le contrôle de l’Union européenne. Une des tâches du Bureau Civil International sera de surveiller cette indépendance pendant une période indéterminée en se concentrant sur la justice, la lutte contre la criminalité, et la corruption au sein des institutions.

 

L'équipe de préparation de cette mission de l'Union a été créée le 15 septembre 2006. Plusieurs fois renouvelé, en raison de l’échec des négociations sur le futur statut de la province, son mandat vient d’être prolongé jusqu'au 31 mars 2008 au plus tard. Le déploiement de la mission devrait s’étaler sur quatre mois. La durée du premier mandat sera de deux ans et reconductible.

 

Dans un entretien accordé à Balkan Insight, Alessio Zuccarini, le chef de la mission, déclare : "qu’il n’y aura pas de différent entre l’UE et l’Organisation des Nations Unies. Le Secrétaire général est prêt à donner son feu vert à EULEX. " C’est l’acronyme de la mission. Il précise que  sur le terrain, on retrouvera principalement les ressortissants des grands pays européens. " EULEX ne sera pas comme l’ UNMIK. L’UE veillera à la qualité non à la quantité. " affirme-t-il.

 

" La future mission internationale au Kosovo conduite par l’Union européenne, si elle veut réussir, doit soumettre son bilan en matière de droits humains à une observation et à une responsabilité bien plus grandes que la mission des Nations Unies qui l’a précédée " a fait remarquer Human Rights Watch dans un document d’information publié le 14 juin 2007.

 

En fait, ce qui est présent dans tous les esprits, ce sont les événements de mars 2004 où sous le regard de la Kfor et de l’UNMIK, il y eut 954 serbes blessés, 4.100 déplacées, 550 maisons détruites, 27 églises et monastères incendiés. La Serbie a suspendu la signature de l’ " accord politique intérimaire sur la coopération " avec l'UE.

Snejana Jovanovic

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Vendredi 28 décembre 2007

" A une très large majorité (220 pour, 13 contre, 3 nspp) ; le Parlement serbe a adopté une résolution sur la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays. Tous les accords internationaux signés par la Serbie, y compris l’Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne, devront respecter ces principes. La Serbie pourra rompre ses relations diplomatiques avec les pays qui reconnaîtraient l’indépendance. L’armée " est prête à défendre les citoyens du Kosovo " ", rapporte le Courrier des Balkans.

 

Une résolution sans conséquence pour l’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK). Son porte-parole signalant : " Ce que le Parlement serbe fait dépend de ses députés. Les développements du Parlement serbe ne peuvent avoir aucun effet au Kosovo, vu que le Kosovo est administré par les Nations Unies "

 

Le Président de la province du Kosovo Fatmir Sejdiu a estimé que : "  cette résolution rappelle les méthodes serbes des phases antérieures. C’est une agression constitutionnelle vis à vis du Kosovo qui n’a pas de fondement juridique. La Serbie n’est plus celle qui peut décider du destin du Kosovo et réellement, la politique que mène actuellement la Serbie l’a conduit au malheur qui nous ont amené aux confrontations et aux effusions de sang que nous avons eu ici, jusqu’à la tragédie du peuple du Kosovo, mais aussi des autres. " Peut-on lire sur B92.net

 

Cette résolution intervient après la réunion du Conseil de sécurité où ont été entendu le Premier ministre de la Serbie Vojislav Kostunica et le Président du Kosovo. Dans un long discours solennel, le Premier ministre serbe a rappelé son attachement au droit international, plus spécialement au respect de l’intégrité des frontières et de la souveraineté des Etats. Le Président Sejdiu s’est dit prêt à former un nouveau gouvernement et a répondu favorablement à une question sur la possibilité d’une déclaration d’indépendance, " aux côtés de ses amis ".

 

Au-delà de la divergence de vue entre Serbes et Albanais, les positions Russes et Américaines vont en s’écartant. L'ambassadeur russe auprès de l'ONU Vitali Tchourkine a soumis au Conseil de sécurité de l'ONU le projet de déclaration appelant à prolonger les négociations entre Belgrade et Pristina sur le statut du Kosovo. Alors que par la voix de sa Secrétaire du Département d’Etat Condoleeza Rice, les américains rétorquent : "Le Kosovo et la Serbie ne seront plus jamais un seul Etat. Je pense que cela est tout à fait évident".

 

"Nous parlerons avec les Kosovars et les Serbes, nous parlerons avec toutes les parties intéressées, y compris avec les Russes, parce que nous tous devons effectuer dans les Balkans des démarches en vue de stabiliser la situation et permettant de fermer les pages tragiques... de l'histoire des Etats balkaniques pour que l'édification de l'Europe soit définitivement achevée 17 ans après la fin de la "guerre froide", a souligné la chef de la diplomatie américaine selon Ria Novosti.

 

Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies rouvrira les débats sur le statut du Kosovo en janvier prochain.

 

 

Snejana Jovanovic

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Dimanche 16 décembre 2007
images-4-copie-2.jpgA l’issue du sommet européen du 14 décembre qui a réuni les 27 chefs d’Etats ou de gouvernements, l’Union européenne a « souligné la nécessité de progresser vers un règlement de la question du Kosovo, qui est indispensable pour la stabilité de la région. » En indiquant que le Kosovo « issu de règlement devrait être démocratique et multiethnique, attaché à l’Etat de droit et la protection des minorités et du patrimoine culturel et religieux »

L’UE décide d’envoyer une mission de police et de justice au Kosovo, s’engage à accélérer les préparatifs du déploiement de sa mission de 1800 policiers et juristes au Kosovo, qui doit succéder à la mission de l’ONU (MINUK). Le Premier ministre portugais José Socrates, dont le pays préside l’UE, affirme que « c’est le plus clair signal que l’UE entend jouer un rôle moteur sur l’avenir du Kosovo et son statut ». La question de l’indépendance de la province serbe peuplée majoritairement d’Albanais n’a pas été examinée. En revanche, une accélération de l’intégration de la Serbie au sein de l’Union a été souhaitée.

En effet, l’UE reste divisée sur ce sujet. La France a pris clairement position pour les séparatistes Albanais par la voix de son Secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, vendredi affirmant que « la déclaration d’indépendance du Kosovo paraît inéluctable ». Le président Nicolas Sarkozy s’est rapproché du Premier ministre Britannique Gordon Brown qui estime que la candidature de la Serbie à l’UE doit dépendre de sa capacité à accepter l’indépendance du Kosovo.
 
Selon le Guardian du 12 Décembre, les quatre (France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne) reconnaîtront l’indépendance de la province 48 heures après sa proclamation même sans mandat de l’ONU. Dans la foulée, une conférence de donateurs sera organisée afin de mettre en place une série de projets d’infrastructure pour améliorer les réseaux d’électricité et routiers. L’article assure que cette reconnaissance se fera dans le cadre d’un plan proposé par la Slovénie, qui assurera la présidence de l’UE en janvier 2008.

Toutefois, l’Espagne, Chypre, la Grèce, la Roumanie et la Slovaquie ont déclaré qu’ils ne reconnaîtront pas l’indépendance unilatérale. Rappelons que les décisions du Conseil européen, qui réuni les ministres des Affaires étrangères se prennent à l’unanimité. Selon l’AFP, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a déclaré que ce sera à "chaque Etat membre" de reconnaître formellement la scission de ce territoire de Serbie.

La confusion existe entre une reconnaissance formelle de l’Union européenne qui semble peut probable et une reconnaissance individuelle de ses Etats-membres. En fait, quelle valeur juridique aura une reconnaissance individuelle des Etats, sans une reconnaissance de l’organisation européenne ? Dans ces conditions, la Serbie maintiendra le processus de candidature tout en « rompant » ses liens diplomatiques avec les Etats. Comment comprendre qu’un Etat candidat à l’Union aura des échanges diplomatiques distants avec les membres de l’organisation à laquelle il aspire ?

Snejana Jovanovic

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Mercredi 12 décembre 2007

drapeau-ue-copie-1.jpgLe Conseil européen sur les Balkans occidentaux a eu lieu à Bruxelles le 10 décembre dernier. Il réunissait les ministres des Affaires étrangères et/ou européennes des membres de l’Union. Le Conseil a apporté les conclusions suivantes concernant le Kosovo : " des efforts importants doivent être accomplis pour renforcer l'État de droit, la politique de lutte contre la corruption et la lutte contre la criminalité organisée, ainsi que pour améliorer le dialogue entre les communautés. Le Conseil a rappelé qu'il est crucial de poursuivre la mise en oeuvre effective des normes pour le Kosovo, notamment en ce qui concerne la protection des minorités et celle des sites historiques et religieux. Le règlement de la question du statut du Kosovo facilitera la mise en oeuvre des réformes prévues. l'Union européenne continuera d'assumer ses responsabilités au Kosovo."

A propos de la Serbie, le Conseil a rappelé que le paraphe de l'accord de stabilisation et d'association " reste subordonné à la coopération pleine et entière de la Serbie avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie ". Invitant, aussi, le pays à poursuivre ses réformes.

Vendredi, les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE se rassembleront au cours d’un sommet à Bruxelles. Selon les agences, il semble que le sommet se prépare à déclarer que " le processus de négociations sur le futur statut du Kosovo est épuisé " et que l’Union est prête " à jouer un rôle de premier plan " concernant le processus sur la redéfinition du statut.

La déclaration d’indépendance des Albanais du Kosovo se fera, selon l’Unity Team, avant mai 2008 en coordination avec ses partenaires occidentaux. " A partir d’aujourd’hui le Kosovo entame des consultations intensives avec ses partenaires internationaux pour la déclaration de l’indépendance. Ils nous tardent d’annoncer la date pour la déclaration d’indépendance du Kosovo "  a déclaré le porte-parole de l’équipe Skënder Hyseni. 

La Serbie a ouvert un " Bureau du Gouvernement Serbe " à Kosovska Mitrovica, dans le Nord de la province majoritairement peuplée de Serbes. Le bureau a été officiellement ouvert par le ministre du Kosovo et Métochie Slobodan Samardžić. Steven Schook, le numéro deux de la mission intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) a immédiatement réagi en annonçant que l’ouverture de ce bureau ne rentrait pas dans le cadre de la résolution 1244, que " c’est un acte illégal et inacceptable pour la MINUK ", rapporte B92.com.

 Le porte-parole de la Mission, Alexandre Ivanko, a affirmé au cours d’une conférence de presse à Pristina que " l’ouverture du bureau représente une provocation politique ". Il a précisé que la Mission en a informé le siège des Nations Unies à New York, et est en mesure de répondre à un tel acte. " Nous attendons les réponses, mais nous travaillons à régler ce problème au plus vite " a-t-il dit, ajoutant que cette question doit être examinée entre la MINUK et le Groupe de contact.

Snejana Jovanovic

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Mercredi 5 décembre 2007

photounmik.jpg


Un document neutre, c’est ce que la Troïka américano-russo-européenne, chargée des négociations sur la définition du futur statut du Kosovo, soumettra au Secrétaire général des Nations Unies le 7 décembre prochain, rapportent les agences. Un texte sans proposition de règlement, mais qui contiendra les suggestions faites tant par la partie albanaise que la partie serbe et naturellement les idées de la Troïka.

" Selon moi, c’est un document neutre. Nous comptons sur le Conseil de sécurité des Nations Unies pour analyser avec objectivité ce document et engager des discussions objectives sur la base de ce document. En dépit des divergences qui demeurent et continueront d’exister sur la question du futur statut du Kosovo, au sein de la Troïka nous nous sommes efforcés de travailler sur la même longueur d’onde, en prenant en compte ce qui est urgent et primordial pour tous " a dit le médiateur russe Bocan-Harčenko.

Les Etats-Unis considèrent qu’il faut aller plus loin dans la définition du statut en se référant au plan de Martti Ahtisaari, a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Tom Casey. Néanmoins, il se félicite du fait que les deux parties " se sont clairement prononcées pour renoncer à tout recours à la violence. " Et il ajoute : " Nous attendons que toutes les parties montrent un certain niveau de responsabilité et de réserve afin que nous puissions aller de l’avant "

Les déclarations de l’actuel Premier ministre du gouvernement Albanais du Kosovo vont dans ce sens, ainsi Agim Ceku a souhaité rassurer, à Bruxelles : "  Certaines personnes sont inquiètes d’une déclaration unilatérale d’indépendance, cependant l’indépendance se déclarera en coordination entière avec nos partenaires internationaux parce les Nations Unies et l’OTAN et le peuple du Kosovo ont travaillé en sens pendant huit ans. " Il est convaincu que cela n’entraînera aucune violence.

Du côté de Belgrade, les responsables estiment que ce n’est pas fini. " Il n’est jamais trop tard pour arriver à un accord. " a déclaré le Vice-ministre Bozidar Djelic, en citant le cas de la Belgique, de l’Irlande du nord, et de la Palestine au cours de la conférence " Les carrefours des Balkans " à Bruxelles. Comme les Serbes ont exclu le recours à la force, en cas de déclaration d’indépendance, le Ministre des Affaires étrangères Vuk Jeremic a expliqué qu’il existait tout un diapason de mesures allant " des plus dures au plus molles sur le plan diplomatique ".

Sur le terrain, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est prête à toutes éventualités. Le commandant des forces en Europe John Credoc a dit que ses plans incluaient un possible renfort des 16.000 soldats déployés actuellement au Kosovo. Il a répété au cours d’une conférence de presse à Washington qu’il est prêt à défendre l’application de la résolution 1244 " puisque pour l’OTAN cette résolution est le cadre légal pour toute présence au Kosovo et il espère que les chefs de la diplomatie de l’OTAN le renforceront."

Le Conseil de sécurité des Nations Unies examinera le 19 décembre, en présence des représentants de la Serbie et des Albanais du Kosovo, le rapport des médiateurs de la Troïka du Groupe de contact sur les quatre mois de négociations entre Belgrade et Pristina. Le jour suivant, les ambassadeurs du Conseil discuteront de manière informelle de la question avec le Secrétaire général, M Ban Ki-Moon.

 

Snejana Jovanovic Photo: Jean-Sebastien Lefebvre

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Jeudi 29 novembre 2007
images-copie-11.jpgIl n’y aura donc pas eu de miracle à l’issue de ces 120 jours de négociations entre Pristina et Belgrade pour la définition d’un statut au Kosovo. Les trois derniers jours d’intenses négociations à Baden, près de Vienne, en Autriche n’ont pas débouché sur un accord. Ni indépendance, ni autonomie. Aucun contrat sur le statut. Reste le protectorat international et des craintes pour l’avenir.

Or, on peut apporter quelques nuances quant au résultat de cette série d’entretiens. Tout d’abord, on a assisté pour la première fois à des pourparlers directs. Les deux parties se sont vues face-à-face et ont échangé leur point de vue. L’autre point positif, qui est loin d’être un détail pour le commun des mortels, comme l’ont souligné les trois médiateurs de la troïka russo-américano-européenne : « Les deux parties se sont engagées à exclure tout recours à la force dans le recherche d'une solution». On peut s’en féliciter au nom des habitants du Kosovo.

Wolfgang Ischinger, le médiateur européen a complété : « au cours des dîners qui suivaient les réunions, et nous en avons eu deux, Hashim Thaci et le ministre des Affaires étrangères de la Serbie, Agim Ceku et le président Tadic ont passé des heures à parler directement, sans secrétaire, de différentes questions. Nous espérons et nous souhaitons que ce niveau de communication soit maintenu ». Ils ont discuté en langue serbe.

Face aux journalistes, la délégation de Belgrade a répété qu’elle a fait de réelles propositions en terme d’autonomie et l’Unity Team a réitéré que de toute manière il était inutile de chercher à négocier pour obtenir l’indépendance. Cependant, Hashim Thaci, vainqueur des dernières élections, du reste convaincu que l’indépendance est à venir, précise : « Je ferais tout afin d’entretenir de bons contacts avec les Serbes de chez nous. Le programme de notre gouvernement, notre économie, notre développement doit être dans l’intérêt de tous les Kosovars, pas seulement les Albanais. Le Kosovo doit être le pays de tous ses habitants » rapporte B92.com.

En outre, les trois médiateurs ont des perspectives divergentes sur la suite à donner aux négociations, si le russe A. Bocan-Harcenko pense utile une poursuite des pourparlers après le 10 décembre, les médiateurs américain et européen, respectivement F. Wisner et W. Ischinger considèrent que leurs missions prend fin à cette même date.

Aujourd’hui, de Madrid, le porte-parole du Secrétaire générale des Nations Unies, Farhan Hak a déclaré que: « Les temps ne sont pas optimistes, toutefois nous n’abandonnons pas, et nous ne pensons pas qu’il est temps que la troïka renonce, plutôt que nous avons encore du temps »
Selon lui, M. Ban Ki-Moon estime qu’un compromis est encore possible et il encourage la troïka à rester engager dans le processus et à faire tout ce qu’elle peut jusqu’à l’échéance du 10 décembre afin d’arriver à un consensus.

Il reste, en effet, aux trois médiateurs à consulter encore une fois le 3 décembre Belgrade et Pristina, puis à rédiger un rapport qu’ils remettront au Secrétaire générale. Les discussions se poursuivront, alors, au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.


Snejana Jovanovic  

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Mercredi 21 novembre 2007
images-4-copie-1.jpgAprès le modèle d’Hong-Kong, Belgrade soumet l’idée d’une autonomie à la Åland. La province autonome de l’archipel d’Åland peuplée majoritairement de suédophones est sous souveraineté finlandaise. Pristina refuse. Le nouveau Premier ministre du Kosovo fraîchement sorti des urnes, Ashim Thaci se concentre sur les modalités de la proclamation d’indépendance et de sa reconnaissance.

Les îles Åland se situent entre la Suède et la Finlande. La Finlande a accordé un statut de large autonomie aux îles Åland suédophones, le 12 octobre 1951, y compris le droit pour les îles de conserver leur langue, de collecter leurs propres impôts et taxes douanières, ainsi que de conserver leurs propres cultures et traditions.

Les négociations du 20 novembre étaient la cinquième et avant-dernière session avant la date butoir du 10 décembre à laquelle les médiateurs de la troïka russo-américano-européenne doivent remettre un rapport au Secrétaire générale des Nations Unies, M. Ban Ki Moon.

Selon l’Agence France Presse, le médiateur européen, W. Ischinger « semble écarter la possibilité que ces pourparlers se prolongent après leur fin prévue le 10 décembre, comme le voudrait Moscou. Et, ainsi annoncer la prochaine étape d'un scénario envisagé depuis des mois, mais redouté par beaucoup de pays européens : la définition des conditions selon lesquelles la plupart des pays membres de l'Union européenne seront prêts à reconnaître une proclamation unilatérale d'indépendance par les Kosovars malgré l'hostilité des Russes. »

Le médiateur russe, A. Bocan-Harcenko a confirmé qu’au cours des dernières négociations, il a été proposé à la partie Albanaise de signer un document dans lequel ils renoncent à l’idée de la création d’une « Grande Albanie ». Il a affirmé que les Albanais ont rejeté cette formulation, car « toutes les parties ont prévu depuis le début qu’un tel scénario n’était pas de mise». « Le fait qu’il existe des processus qui ne peuvent s’arrêter avec un papier, c’est autre chose » a déclaré le diplomate au quotidien russe « Izvestija ».

A cause d’une possible escalade de la violence au Kosovo au cas où les Albanais autoproclament l’indépendance, le Département d’Etat américain a classé la Serbie parmi les pays à hauts risques, dans lesquelles vont être mis en place une diplomatie dite de « danger constant » à l’instar des quinze pays considérés par les américains comme les plus dangereux tel que le Pakistan, l’Afghanistan, l’Algérie, entre autres, rapporte le quotidien croate « Vecernji list ».

La prochaine session, qui sera la première de plus d'une journée, aura lieu du 26 au 28 novembre à Baden, en Autriche.


Snejana Jovanovic   

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Samedi 17 novembre 2007
images-4.jpgWolfgang Ischinger, médiateur européen de la troïka américano-russo-européenne pour le règlement du futur statut du Kosovo, propose un « statut neutre » pour les prochains pourparlers du 20 novembre à Bruxelles entre Belgrade et Pristina. Pour une fois, Pristina et Belgrade sont d’accord : les deux parties rejettent d’emblée la proposition, cependant pas pour les mêmes raisons, chacun défendant sa conception de la province Serbe peuplée majoritairement d’Albanais.

Selon les agences, W. Ischinger a déclaré que l’objectif de cette proposition c’est la normalisation des relations entre Pristina et Belgrade et que le possible règlement « ne contiendra aucun mot sur le statut ». « Un accord sur un statut neutre sera une proposition afin de créer des relations indépendamment de ce que peut être la détermination du statut du Kosovo. Aujourd’hui il n’existe aucune relation entre la Serbie et le Kosovo, ni aucune tentative pour une quelconque collaboration » a souligné le diplomate allemand.

Il a expliqué que ce sera un accord de collaboration portant sur l’économie, le commerce et la lutte contre la criminalité. L’accord définira des obligations pour le Kosovo, comme par exemple, consulter la Serbie sur les questions des minorités et des frontières, ce qui selon le médiateur européen: « est dans l’intérêt des deux parties. »

Cette proposition marque un tournant dans le rôle de la troïka qui passe de médiateur à acteur en avançant une proposition sur le statut du Kosovo, précise la porte-parole de Javier Solana, Cristina Gallach, dans le quotidien albanophone Koha ditore.

Aleksandar Bocan-Harčenko, le médiateur russe a précisé aussitôt après la déclaration de W. Ischinger que la troïka réfléchit à tout un ensemble de variantes et de proposition afin de stimuler les deux parties lors de la prochaine réunion du 20 novembre dans Blic Online, quotidien serbe. Et, ajoute-t-il « que pour cela ce n’est pas bon d’en évoquer une plutôt qu’une autre »

Néanmoins, un jour auparavant, le 14 novembre, l’agence russe RIA Novosti, rapportait que selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la "troïka" du Groupe de contact pour le Kosovo a élaboré une bonne base pour les négociations sur le statut de la province, tout en précisant qu'il fallait "éviter de prédéterminer le résultat des négociations et de fixer une date butoir".

Le vice secrétaire pour les questions politiques du département d’Etat Américain, Nicolas Berns a réitéré son soutien à une « indépendance supervisée » si les deux parties n’arrivent pas à un accord le 10 décembre (date à laquelle la troïka doit remettre son rapport au secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki Moon) et a mis en garde la Serbie contre tout usage de la violence.

Une position étonnante alors que cela fait maintenant plusieurs semaines que le gouvernement de la Serbie pro-européen clame haut et fort qu’en cas de proclamation unilatérale d’indépendance de la partie albanaise, aucune armée serbe ne se déploiera au Kosovo, ainsi la Serbie a fait le choix de la non-violence et projette de mettre en place des institutions parallèles.

Snejana Jovanovic
par kosovo publié dans : politique internationale communauté : Europe et politique
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In english

 

The resolution of Serbia’s Parliament

A resolution with no consequences for the UNO temporary administration in Kosovo (…). Their spokesman indicated: “what the Serbian Parliament does depends on its deputies. Their orientations cannot influence Kosovo in any ways since Kosovo is under the United Nations control.”

Read on B92.net, Fatmir Sejdu, President of the Province of Kosovo judged that “this resolution reminds the past Serbian methods. It is a constitutional aggression towards Kosovo that has no legal bases. Kosovo’s fate cannot be decided by Serbia and in fact, the policy Serbia is actually pursuing is exactly the one that led us to the worst from clashes and bloodshed to the tragedy that befell not only the peoples of Kosovo but the others too.”

This resolution occurs after the meeting of the Security Council that heard Serbia Prime Minister, Vojislav Kostunica and the President of Kosovo. In a long and solemn speech, the Serbian Prime Minister declared his attachment to international law and more specifically to the respect of frontiers integrity and States sovereignty. President Sejdiu said he was prepared to form a new government and when questioned on a possible declaration of independence, he answered in favor of it, “alongside his friends”.

Beyond the differences between Serbians and Albanians, the Russian and American stances keep diverging. The Russian ambassador to the UNO, Vitali Tchourkine, submitted to the UN Security Council a declaration bill to extend the negotiations between Pristina and Belgrade on the status of Kosovo; when through their Secretary of State, Condolezza Rice, the Americans retort that “Kosovo and Serbia will never a united state anymore. I think there is no question about that.”

According to Ria Novosti, the head of the American diplomacy stated: “we will speak with Serbians and Kosovo Albanians, we will talk with every interested parties, including the Russians, since we have to carry out measures to stabilize the situation while closing the tragic pages of the Balkan States history so the European construction will definitely be achieved 17 years after the end of the “Cold War”.

The UN Security Council will re-open the debates on the Kosovo status next January.

Snejana Jovanovic  Translation : Cécile Zandzvliet

An impartial document

“As far as I can see, it is an impartial document. We are relying on the UN Security Council to analyse this document with objectivity and to then enter into objective discussions based upon it. In spite of current, and foreseeable, disagreements surrounding the future statute of Kosovo, within the “Troika” we are committed to working off the same page, taking into consideration that which is urgent and essential for all”, said the Russian mediator Bocan-Harčenko.

 According to Tom Casey, a spokesman for the US State Department, the United States consider it necessary to go further with the actual defining of the Statute, referring to Martti Ahtisaari’s plan. Nevertheless, they are happy that the two parties involved “have wholeheartedly agreed to renounce the use of force and violence”. “We are expecting all parties to demonstrate a certain level of responsibility and reserve so that we can start moving forward”, he added.

 Statements by the current Prime Minister of the Albanian Government of Kosovo support this, so much so that Agim Ceku wished to reassure Brussels by saying, “certain people are worried about a unilateral declaration of independence, however, independence will be declared in full cooperation with our international partners given the United Nations, NATO and the people of Kosovo have worked that way for 8 years”. He is convinced that will have no violent repercussions.

 As far as Belgrade is concerned, it is far from over. During the “Les Carrefours des Balkans” Conference held in Brussels, Deputy Minister Bozidar Djelic stated that “it is never too late to arrive at an agreement”, citing the cases of Belgium, Northern Ireland and Palestine. While the Serbs have ruled out the use of force in the event of a declaration of independence, the Minister for Foreign Affairs Vuk Jeremic explained that there has always been an extensive set of measures available ranging from “the hardest to the softest in terms of diplomacy”.

On the ground, the North Atlantic Treaty Organisation is ready for any eventuality. John Craddock, Supreme Allied Commander Europe, said that their plans included the possible reinforcement of the 16,000 soldiers already deployed in Kosovo. During a press conference in Washington, he repeated that he is ready to defend the application of Resolution 1244 “given that this Resolution forms, for NATO, the legal framework of our presence in Kosovo” and he hopes that NATO Diplomats will support this.

The United Nations Security Council will examine the report from the “Troika” mediators, following their four months of negotiations between Belgrade and Pristina, on 19th December, in the company of representatives from both Serbia and the Albanian population of Kosovo. The following day, Ambassadors will discuss the issue informally with the Secretary General, Mr Ban Ki-Moon. 

Snejana Jovanovic
Translation : Neil Saddington

Last round : No miracle !

There has been no miracle after these 120 days of negotiations between Pristina and Belgrade on the definition of a status in Kosovo. No agreement came out of these three last days of hectic negotiations in Baden near Vienna, Austria. No independence or even autonomy. No settlement on the status. Only remain the international protectorate and fears for the future.

However, as far as the outcome of this series of meetings is concerned, some nuances can be raised. Primo, we witnessed for the first time direct talks. The two sides sat face to face and shared their viewpoints. Secondly, another positive result came out which is far from being just a detail for the man in the street; in deed « the two sides have committed themselves to rule out resorting to force in the search of a solution » as one of the three mediators pointed out. In the name of the inhabitants of Kosovo we can rejoice.

Wolfang Ischinger, the European mediator added: “after the diners that followed the meetings, and we had two of them, Hashim Thaci with Agim Ceku the minister of Foreign Affairs of Serbia and President Tacic spent hours to talk with no mediation or secretaries on different questions. We hope and wish that this level of communication will be preserved”. They spoke in Serbian.

In front of the journalists, the delegation from Belgrade repeated that they had made actual propositions in terms of autonomy and the Unity Team restated that negotiations for independence were useless. Hashim Thaci, winner of the last elections, yet convinced that independence is to come, indicated: “I’ll be doing anything to maintain good relations with the Serbians living among us. The program of our government, our economy, our development must respect the sake of every single Kosovars, not only Albanians; Kosovo must the country of all of its inhabitants” reports B92.com.

Besides, the three mediators have dissonant perspectives on the possibility of subsequent negotiations. The Russian mediator, A. Bocan-Harceko considers the continuation of the mediation after December 12th to be useful when American and European mediators, respectively F. Wisner and W. Ishinger consider their mission to end at this very same date.

From Madrid, the spokesman of the Secretary of the United Nations, Farthan Hak declared today that “optimism does not define the times we live in; however we do not want to give up and think that the troika must not renounce and rather that we have time.”

According to him, M. Ban Ki-Moon regards an agreement as being still possible and encourages the troika to remain engaged in the process of negotiations and do as much as possible before the deadline of December 10th in order to reach a consensus.

The three mediators have still in deed to meet again in Belgrade and Pristina on December 3rd and then write a report to be given to the General Secretary. It is therefore within the United Nations that the discussions will continue.

by Snejana Jovanovic  Translation : Cécile Zandvliet

New proposal, new refusal

The Åland islands lie between Sweden and Finland. Finland has granted a broad autonomous status to the Swedish speaking Åland on 12 October 1951. The islands were granted  the right to retain their language, to collect their own taxes and tariffs as well as preserving their culture and traditions.

The 20 November negotiations constituted the fifth and penultimate session before the 10 December deadline when the arbitrators of the Russian American European troïka will have to hand in a report to Ban Ki Moon the Secretary General of the United Nations.

According to the Agence France Presse, the European arbitrator W. Ischinger “seems, unlike Moscow, to set aside the possibility that these talks carry on after the 10 December deadline’. Thus, he hopes to announce the next step of a scenario thought about for months, but fear by many European countries : the definition of conditions according to which most European Union member states would be ready to recognise a unilateral proclamation of independence by the Kosovars despite Russia’s hostility.’

The Russian arbitrator A. Bocan-Harcenko has confirmed that during the last negotiation round, the Albanian side was suggested to sign a document in which they would renounce on the idea of the creation of a “big Albania”. He said that the Albanians have rejected this formulation because “all the parties have agreed right from the start that such a scenario was not conceivable.” “The fact that some processes cannot be stopped with a piece of paper is something else” told the diplomat to the Russian newspaper “Izvestija”.

Because of a possible escalation of violence in Kosovo if Albanians self-proclaimed independence, the State Department has ranked Serbia among the high risk countries in which a “constant danger” diplomacy will be set up in the same way Americans authorities have done so in the past for Pakistan, Afghanistan, Algeria amongst others reports the Croatian newspaper “vecernji list”;
The next round of talks, which will be the first to last longer than a day, will take place from the 26 to 28 November in Baden, Austria.

Snejana Jovanovic Translation : Julien de Cruz

W. Ischinger proposes a « neutral status »

Wolfgang Ischinger, European mediator of the American Russian European troika for finding a solution to the future status of Kosovo, proposes a ‘neutral status” for the talks that took place on November 20 in Brussels between Belgrade and Pristina. For once, Pristina and Belgrade agree: the two parties rejected the proposition right away, though for different reason, each one standing for his own conception of the Serbian province mainly inhabited with Albanians

According to agencies, W. Ischinger declared that the purpose of this proposition was to normalize the relationships between Pristina and Belgrade, and that a possible solution “would mention no word about the status”. “An agreement on a neutral status will be a proposition intended to create some relationships that would not be based on a possible determination for the status of Kosovo. Today, no relationships do exist between Serbia and Kosovo, and no try for a any collaboration either” a German diplomat underlined.

He explained that it would be an agreement for a collaboration based on economic, trade and fight against criminality issues. The agreement would define obligations for Kosovo such as, for instance, consulting Serbia on minority and frontier issues, which would, according to the European mediator, “be in the interest of both parties”.

This proposition draws a turning point in the role undertaken by the troika as, through making a proposition on the status of Kosovo, it becomes an actor after being a mediator, indicates Javier Solana’s spokeswoman Cristina Gallach in the daily Albanian speaking newspaper Koha ditore.

In Blic Online, a Serbian daily, the Russian mediator, Alesksandar Bocan- Harčenko, underlined straight after W. Ischinger’s statement that the troika was thinking about many various propositions in order to stimulate both parties for the meeting taking place on November 20.

Nevertheless, the day before, on November 14, the Russian agency RIA Novosti reported that, according to the Russian minister of foreign affairs, Sergueï Lavrov, the “troika” of the Contact Group for Kosovo had elaborated a solid basis for negotiations on the status of the province, still underlining that we should “avoid to predetermine the outcome of the negotiations and to stop a date”.

The deputy secretary for political issues working at the American State department, Nicolas Berns, reiterated his support for a “supervised independence” if the two parties don’t manage to find an agreement on December 10 (date when the troika will issue its report to the general secretary of the United Nations, Ban Ki Moon), and he warned Serbia against any use of violence.

 An astonishing proposition as it has been weeks now since the government of the pro-European Serbia loudly claimed that in case of any unilateral proclamation of independence from the Albanian party, no Serbian would deploy on Kosovo. Consequently, Serbia made a choice of non violence and planned to build parallel institutions.

 Snejana Jovanovic  Translation : Sophie Helbert

Like the two German states

Agencies report that Wolfgang Ischinger, the EU mediator to the troika, made a new proposal to the Albanian and Serbian delegations concerning Kosovo's future status, inspired by the agreements between the two German states, the German Democratic Republic (GDR) and the Federal Republic of Germany (FRG).

The German diplomat Wolfgang Ischinger is inspired by the model of  the history of the two German states before their reunification: as he explains, the negociation process about Kosovo is at a standstill, and needs action, because he considers that "the two parts -serbian and albanian- have irreconcilable positions". Vecernje novosti, a Serbian daily newspaper, wonders: "the question is to know if W. Ischinger is just making  experiments or if he seriously intends to divide Serbia like the Americans and the Soviet Union did for Germany".

The Serbian newspaper Politika puts the stress on the fact that "the German mediator's proposal leads the way to the State for Serbian province". The idea being that Serbia and Kosovo would organise their relations like two states, as it happened for the two German states. It is chiefly for this reason that Belgrade refused the proposal, and that Pristina still hasn't given an official answer.

Ischinger isn't inspired by the fall of the Berlin wall, which marked the reunification of Germany, but by what happened 20 years before, on December the 21st 1972: the "Basic treaty" that normalized relationships between GDR and FRG, signed in Berlin after a year of difficult negociations.

The "Basic treaty" negociated between the two German states contains ten short articles. The elements of this normalization are: the developement of a normal relationship on neighbourly terms, based on equal rights – each side making a commitment to renounce to any form of violence ; the inviolability of common boundaries and the respect of territorial integrity; the shared renounciacion to intend to represent the other State on an international scale; and finaly,  a permanent interchange of representation.

It allowed the two States to be admitted together into the United Nations (UN) on September the 18th 1973. Israël only stood against the international recognition of the GDR. This was the first moment when the possibility of reunifying the two German states was brought up. The treaty was a de facto –but not de jure- guarantee of the recognition of the GDR. The de jure recognition, spelled out by law, is definitive, full and complete, which means that it produces all the juridic effects of recognition. Whereas the de facto recognition is provisional and revocable.

This is how Berlin became a major symbol of the Cold War. At a time when the newspaper announces the emergence of a new Cold War between the Americans and the Russians, what W. Ischinger's proposal principally unveils is the state of the relationships between the two main powers. Besides, the fact that it is not clearly said that the troika met or not –as it was announced- can let us think that there is an important disagreement between the three mediators, that is to say between the EU representative Wolfgang Ischinger, Franck Wisner for the US and Alexandre Bocan-Hartchenko for Russia.

Snejana Jovanovic / Translation : Alessia Bertoli

Belgrade proposes Hong Kong

During the fourth round of direct negotiations between Belgrade and Pristina taking place in the Austrian capital, Belgrade officially proposed to take Hong Kong as a model to define the future status of Kosovo. Pristina declined the offer, the Serbian media B92.com reports.

The Prime Minister Vojislav Kostunica and the Serbian President, Boris Tadic said that Hong Kong could serve as a model to find a compromise between the Albanian and the Serbian parties. "This is a case where all is regulated on a legal basis, this example should not be imitated, the most important is that the message conveys the spirit of international law", said V. Kostunica who is still convinced that this will pave the way to a compromise whereas keeping in accordance with both the United Nations’ Charter and the Serbian Constitution.

According to Boris Tardic’s word in Blic Online: "Moreover, no party has the liberty to take unilateral measures as far as constitutional and sovereignty issues are concerned. With such a ruling, international frontiers don’t change and remain protected thanks to the collaboration with the international community; whereas the deployment of security forces is strictly limited to the local level, which guarantees order and peace."

According to the daily Albanese newspaper Zeri, the Unity Team’s spokesman, Sender Hyena, said that : "there cannot be any negotiation on Kosovo and Serbia’s sovereignty. We are for a sustainable solution. The only stable solution is the independence of Kosovo. It cannot be an example as the historical background of Hong Kong and that of Kosovo are different". Blerim Shala, the coordinator of the Albanese delegation, the "Unity Team", declared in an interview to Voice of America that, more than ever, the last meeting in Vienna proves that there is no hope for a solution.

Hasim Tachi, chief of the democrat party of Kosovo (DPK) and member of the delegation considers that it is impossible to reach a compromise with Belgrade on the status of Kosovo, and rejects the proposition: "Shall we keep on negotiating a hundred years with the Serbs, we will never reach any compromise. Belgrade hopes that Kosovo will remain part of Serbia. Our position doesn’t change. It is our right and our will that Kosovo gains its independence".

Hong Kong had been a British colony from 1842 to its handover to China in 1997. It is governed as a special administrative region under the Basic law of Hong Kong. The wording of the common Sino-British declaration is that China promises that Hong Kong would keep certain autonomy until 2047 at least, that is to say 50 years after the transfer of sovereignty. According to the so-called "One country, two systems" policy, Hong Kong would keep its legal system, its currency, its political system, its international sports’ teams and its immigration laws.

According to Dragoslav Rancic, a specialist of International Affairs working for the Serbian weekly Nin, the proposition cannot be enforced: "First of all, Hong Kong and China are both inhabited by Chinese people while in Kosovo, 90% of the population is Albanian and doesn’t wish to live with Serbians. The context is different; I was surprised of such a parallel because the solution was conceived for a country with two systems".

As usual, all the parties considered that the latest negotiation didn’t lead to real improvements, B92.com says. The next date set for pursuing negotiations will be November 20th in Brussels.

Snejana Jovanovic // Translation : Sophie Helbert

The hardest day

On each side, the last round of talks mark a turning-point in the negotiation process. Following the 22 october reunion in Vienna, all the parties agree to say that it had been tough.

Above all differences, two points of view clash as to what the negotiation objectives are if they are to be considered as negotiations at all. Belgrade is looking for a settlement, Pristina wants independence.

Belgrade is very attached to form which ,as is widely known, reveals content. Blic On line publishes Belgrade's answer to the 14 points set out by the troïka named “Belgrade's principles on the pursuit of negotiations in Kosovo and Metohija”. As an example, where the troïka refers to “Belgrade”, the Serbs correct it and use the term “Serbia”. Further on, at the fourth paragraph, is laid down the same sentence word for word as the one found in the main proposition which reads “there will be no going back to the pre-1999 situation”. On this everyone agrees but things get more complicated after the comma when “as a consequence the futur status of the Province must be resolved on the basis of Resolution 1244 of the Security Council.”

The two serb ministers present at the talks are very satisfied. “The tone is now exceptionally serious. We are discussing of  the involvment to the negotiation process, of the issue as to whether we can move towards a particular direction or not, of whether a minimal agreement can be found, not only on paper but also concerning the general direction taken during the pursuit of the talks” explains Foreign Affairs Minsiter Vuk Jeremic.

On the albanian side, anger seems to be the main dominating feeling, as explains Kosovo President Fatmir Sejdjiu “This was not an easy meeting because there has been an attempt to move the talks to an unreasonable direction with their (the Serbs') dreadful idea of autonomy treating Kosovo as a serb province and the lack of readiness to recognise Kosovo's independence.” The president refers to “tension, verbal ping-pong and collisions.” He blames the Serbs for carrying on considering Kosovo as a province.

Hashim Thaçi, the Prime Minister has added : “I never believed in a settlement with Serbia on the future of Kosovo, and I still don't believe it now. Relations between Serbia and Kosovo are of a particular nature because Serbia came to Kosovo by force and before leaving committed genocide on the albanian population.” He then carries on to affirm that Kosovo independence will take place after december 10.

 In effect, Kosovo is a serbian province majoritarily populated with Albanians. This is well established in resolution 1244. Still as a matter of fact, there has not been a genocide in Kosovo but war crimes committed on both sides (See Le Monde Diplomatique article “Chroniques d'un génocide annoncé” dated March 2000). Albanians consider as legitimate their claim to independence because they have been led to believe it would happen  because of what the american State Department told them before the Kosovo war. However, the Americans have voted for resolution 1244 at the Security Council on June 10th 1999. Some might say the serbs are misinterpreting the letter of the law and use it as a weapon. Against whom ? Against what ? This really what this is all about, the letter of the law, the one voted at the Security Council to avoid the use of force and institute the rule of law in Kosovo.

 Snejana Jovanovic / Traduction Julien de Cruz

Présentation

Qui suis-je ?

  • : kosovo
  • kosovo
  • : Femme
  • : 03/07/1968
  • : Paris
  • : guerre indépendance violence politique internatio politique nationale
  • : J'ai été reporter de guerre pendant trois ans en Ex-Yougoslavie, je suis restée notamment trois mois au Kosovo, puis je suis allée en Afghanistan, et en Russie. J'ai collaboré avec plusieurs journaux, mais aussi avec de nombreuses radios. Après

Ma dernière lecture

La fable du monde- Enquête philosophique sur la liberté de notre temps- Gérard Mairet-Gallimard-2005 
"Certains ont proclamé la "fin de l'histoire". Ne serait-ce pas plutôt celle de la philosophie politique moderne qu'il conviendrait de guetter?"

Guerres justes et injustes- Michael Walzer-Belin-1999
"Pour M.Walzer, dans l'enfer de la guerre tout n'est pas égal. La guerre juste existe, qui peut basculer dans l'injustice. Blocus, bombardements de civils, représailles, dommages collatéraux  traversent tous les conflits. Déterminer l'inacceptable comme l'inévitable est un jugement auquel nul ne peut se dérober."

La nouvelle guerre froide le monde après le Kosovo- Gilbert Achcar- PUF-1999
"Après avoir agi en vertu d'un projet géopolitique très ambitieux inspiré par Zbigniew Brzezinski, W.Clinton, tel l'apprenti sorcier, quittera la scène de l'Histoire en léguant à l'humanité la perspective d'un XXIè siècle marqué par une nouvelle Guerre froide."

Principes du gouvernement représentatif-
Bernard Manin-Calmann-Lévy 1995
"Ce livre présente une théorie du gouvernement représentatif, en s'attachant aussi bien à la tradition européenne qu'aux débats américains. Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques."

La question russe essais sur le nationalisme russe -Ss la direction de Michel Niqueux - ED. Universitaires 1992
"M. Niqueux  a réuni des universitaires français et suisses pour étudier les différentes formes du sentiment national russe du XVIIIè au XXè siècle, dans les domaines aussi variés que la politique, la littérature, la médecine, la linguistique ou l'histoire des idées."

Face à l'hyper-puissance - Hubert Védrine - Fayard 2003
Mon sentiment : je ne peux m'empêcher après la lecture de ces analyses brillantes sur les relations internationales de me demander si l'hyperpuissance, terme crée par l'ancien ministre des affaires étrangères, annule toujours autant le monde multipolaire ?

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