La stratégie serbe

Publié le par kosovo

coe-37893-03.jpgFace aux Albanais déterminés à autoproclamer l’indépendance du Kosovo, les responsables Serbes ont pris une position non-violente mais ferme.

L’intervention armée semble complètement exclue,  dans une interview au journal « Die Presse » le ministre du Kosovo et Métochie, Slobodan Samardjic a affirmé : » Au Kosovo, aucune armée ne sera déployée, exceptée la présence provisoire des troupes internationales. Nous ne menaçons pas d’une intervention armée en cas de déclaration d’indépendance du Kosovo, mais tout le monde doit savoir que cela sera une menace ouverte pour la Serbie »

La Serbie aura recours aux institutions parallèles, comme ça a été le cas pour les Albanais du Kosovo après que Slobodan Milosevic a supprimé le statut d’autonomie dont disposait la province depuis la constitution de 1974. (Ce statut mis en place sous le régime communiste de Tito conférait aux Albanais un droit de veto sur toute loi promulguée par la Serbie)

« Nous conserverons nos institutions au Kosovo. La population serbe restera toujours dépendante de Belgrade pour ce qui concerne l’éducation, les infrastructures, le système de santé et bien d’autres domaines » assure S. Samardjic. » Il existera des institutions parallèles en bonne et due forme. »

En outre, le gouvernement de Belgrade s’engage à démilitariser la région. Le président Serbe, Boris Tadic envisage l’intégration de la Serbie à l’Union Européenne comme « notre idéal national de tous vivre ensemble au sein d’un même Etat, ou une entité comme nous vivions en Ex-Yougoslavie » Une fois intégrée à l’Union, la question des frontières deviendra contingente.

Pour B. Tadic aussi : « L’Union Européenne, est le plus grand plan de paix des nations européennes, en permettant de conserver l’identité culturelle de chacune des nations qui  l’intègre »

Snejana Jovanovic

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