Scandale Schook!

Publié le par kosovo

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Le numéro 2 de l’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (UNMIK) fustigé par la presse albanophone au Kosovo. « Honte à l’UNMIK » publie en une le quotidien l’« Express », et ajoute « on n’a plus vraiment l’occasion ces derniers temps de rendre compte des bienfaits de l’UNMIK et nombre de ses représentants ». La presse révèle qu’une enquête judiciaire a été ouverte à l’encontre de Steven Schook, adjoint du représentant spécial du secrétaire générale, pour « relations trop étroites avec les dirigeants albanais mais aussi avec la gente féminine albanaise et étrangère».

L’instruction est menée par le bureau de contrôle des services internes des Nations Unies. Selon BIRN, l’instruction intervient après qu’une enquête auprès du service de police du Kosovo a confirmée l’incapacité de la police à lutter contre la corruption au sein des institutions publiques.

« D’après mes informations, l’enquête porte sur mon soi-disant comportement agressif, des relations non professionnelles et proches avec le ministre de l’énergie Et’hem Çeku et l’ancien premier ministre Ramush Haradinaj [accusé de crimes par le Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie], ainsi que sur des relations personnelles que j’aurai eues avec certaines femmes du Kosovo et celles qui travaillent pour la mission » a déclaré Steven Schook plus connu sous le surnom de « Dom Juan de l’UNMIK ».

« Epoka e Re » publie un compte-rendu du Conseil pour la Défense des Droits de l’Homme et des Libertés du Kosovo dans lequel le Conseil estime que les accusations à l’encontre de Steven Schook viennent tard et sont incomplètes. « Le Conseil se dit déçu car l’enquête ne porte pas sur sa responsabilité politique, morale et criminelle pour les événements du 10 février ». Quand une manifestation violente du mouvement « autodétermination », qui réclame l’indépendance inconditionnelle de la province, a fait deux morts.

Le ministre de l’Energie a pris aussitôt sa défense en rappelant à l’ordre la presse au nom de la présomption d’innocence alors que le ministre de l’environnement Ardian Gjini dénonce le lynchage médiatique : « Vous avez fait une erreur avec Steven Schook… avec vos préjudices » dit-il.

« Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies Joachim Rücker a pris connaissance de l’enquête concernant son adjoint qui est en accord avec le mandat du bureau de contrôle des services internes des Nations Unies. M. Schook bénéficie de tout le soutien de M. Rucker. » a déclaré  le porte-parole de l’UNMIK .

Snejana Jovanovic


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