Samedi 17 novembre 2007
images-4.jpgWolfgang Ischinger, médiateur européen de la troïka américano-russo-européenne pour le règlement du futur statut du Kosovo, propose un « statut neutre » pour les prochains pourparlers du 20 novembre à Bruxelles entre Belgrade et Pristina. Pour une fois, Pristina et Belgrade sont d’accord : les deux parties rejettent d’emblée la proposition, cependant pas pour les mêmes raisons, chacun défendant sa conception de la province Serbe peuplée majoritairement d’Albanais.

Selon les agences, W. Ischinger a déclaré que l’objectif de cette proposition c’est la normalisation des relations entre Pristina et Belgrade et que le possible règlement « ne contiendra aucun mot sur le statut ». « Un accord sur un statut neutre sera une proposition afin de créer des relations indépendamment de ce que peut être la détermination du statut du Kosovo. Aujourd’hui il n’existe aucune relation entre la Serbie et le Kosovo, ni aucune tentative pour une quelconque collaboration » a souligné le diplomate allemand.

Il a expliqué que ce sera un accord de collaboration portant sur l’économie, le commerce et la lutte contre la criminalité. L’accord définira des obligations pour le Kosovo, comme par exemple, consulter la Serbie sur les questions des minorités et des frontières, ce qui selon le médiateur européen: « est dans l’intérêt des deux parties. »

Cette proposition marque un tournant dans le rôle de la troïka qui passe de médiateur à acteur en avançant une proposition sur le statut du Kosovo, précise la porte-parole de Javier Solana, Cristina Gallach, dans le quotidien albanophone Koha ditore.

Aleksandar Bocan-Harčenko, le médiateur russe a précisé aussitôt après la déclaration de W. Ischinger que la troïka réfléchit à tout un ensemble de variantes et de proposition afin de stimuler les deux parties lors de la prochaine réunion du 20 novembre dans Blic Online, quotidien serbe. Et, ajoute-t-il « que pour cela ce n’est pas bon d’en évoquer une plutôt qu’une autre »

Néanmoins, un jour auparavant, le 14 novembre, l’agence russe RIA Novosti, rapportait que selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la "troïka" du Groupe de contact pour le Kosovo a élaboré une bonne base pour les négociations sur le statut de la province, tout en précisant qu'il fallait "éviter de prédéterminer le résultat des négociations et de fixer une date butoir".

Le vice secrétaire pour les questions politiques du département d’Etat Américain, Nicolas Berns a réitéré son soutien à une « indépendance supervisée » si les deux parties n’arrivent pas à un accord le 10 décembre (date à laquelle la troïka doit remettre son rapport au secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki Moon) et a mis en garde la Serbie contre tout usage de la violence.

Une position étonnante alors que cela fait maintenant plusieurs semaines que le gouvernement de la Serbie pro-européen clame haut et fort qu’en cas de proclamation unilatérale d’indépendance de la partie albanaise, aucune armée serbe ne se déploiera au Kosovo, ainsi la Serbie a fait le choix de la non-violence et projette de mettre en place des institutions parallèles.

Snejana Jovanovic
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Mercredi 7 novembre 2007
Au cours du quatrième round des négociations directes entre Belgrade et Pristina dans la capitale autrichienne, Belgrade a proposé officiellement de prendre comme modèle Hong-Kong pour la définition du futur statut du Kosovo. Pristina a rejeté l’offre, rapporte le média serbe B92.com.

Le Premier ministre Vojislav Kostunica et le Président de la Serbie, Boris Tadic ont dit qu’Hong-Kong pourrait servir de modèle pour un compromis entre la partie albanaise et serbe. « C’est un cas où tout est régulé sur une base légale, cet exemple ne doit pas être copié, ce qui compte c’est que le message véhicule l’esprit du droit international » a dit V. Kostunica qui reste convaincu que c’est le chemin qui mène au compromis tout en restant en conformité avec la Charte  des Nations Unies et la constitution de la Serbie.

Pour Boris Tadic, dans Blic Online : « Aussi, aucune partie n’a la liberté de prendre des mesures unilatérales en ce qui concerne les questions constitutionnelles et de souveraineté. Avec un règlement pareil, les frontières internationales ne changent pas et restent protégées au travers de la collaboration avec la communauté internationale, tandis que le déploiement des forces de sécurité se limitent clairement au niveau local ce qui garantit l’ordre et la paix. »

Selon le quotidien albanais Zeri, le porte-parole de l’Unity Team, Sender Hyena a dit : » qu’il ne peut y avoir de pourparlers sur la souveraineté de la Serbie au Kosovo. Nous sommes pour une solution stable. La seule solution stable c’est l’indépendance du Kosovo. Ce ne peut être un exemple parce que les positions historiques d’Hong-Kong et du Kosovo diffèrent ». Le coordinateur de la délégation albanaise « l’Unity Team », Blerim Shala a déclaré dans une interview pour Voice of America que la dernière réunion à Vienne prouve plus que jamais qu’il n’existe aucune chance pour un règlement.

Hasim Tachi, le chef du parti démocrate du Kosovo (PDK) et membre de la délégation juge qu’il est impossible d’arriver à un compromis avec Belgrade sur le statut du Kosovo et rejette la proposition : « Et, même si on négociait encore cent ans avec les Serbes, on n’arrivera jamais à un quelconque compromis. Belgrade espère que le Kosovo restera une partie de la Serbie. Notre position ne change pas. C’est notre droit et notre volonté que le Kosovo devienne indépendant »

Hong Kong fut une colonie britannique de 1842 à la rétrocession à la Chine, en 1997. Elle est gouvernée comme une région administrative spéciale sous la Basic law of Hong Kong. Selon les termes de la déclaration sino-britannique commune, la Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu'à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté. Selon la politique dite « Un pays, deux systèmes », Hong Kong conserve son système légal, sa monnaie, son système politique, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l'immigration.

Selon un spécialiste des Affaires internationales de l’hebdomadaire serbe Nin, Dragoslav Rančić, la proposition est inapplicable : « D’abord, à Hong-Kong et en Chine vivent des Chinois, alors qu’au Kosovo 90% de la population est albanaise et ne souhaite pas vivre avec les Serbes. Le contexte est différent, j’ai été surpris qu’on aille vers ce parallèle parce que c’est la formule conçut pour un pays avec deux systèmes ».

Toutes les parties ont estimé, comme d’habitude que les dernières négociations n’ont pas mené à un vrai pas en avant, d’après B92.com. La prochaine date de la poursuite des pourparlers est le 20 novembre à Bruxelles.

Snejana Jovanovic

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Vendredi 2 novembre 2007
images-1.jpgUne nouvelle proposition de Wolgang Ischinger, le médiateur européen de la troïka, aux délégations Albanaises et Serbes pour le règlement du futur statut du Kosovo inspiré sur les accords des deux Allemagnes, la République démocratique allemande (RDA) et la République fédérale d'Allemagne (RFA) en 1972, rapporte les agences.

Le diplomate allemand Wolfgang Ischinger s’est inspiré de l’histoire des deux Allemagne avant la réunification pour, dit-il, bouger « du point mort » le processus de négociation du Kosovo. Parce qu’il considère que « les deux parties serbes et albanaises ont des positions inconciliables ». Vecernje novosti, un quotidien serbe s’interroge : «  le doute plane à savoir si W. Ischinger lâche des « ballons d’essai » ou a sérieusement l’intention de diviser la Serbie comme l’ont fait les Américains et les Soviets pour l’Allemagne. »

Politika, journal serbe souligne que « la proposition du médiateur allemand ouvre la voie de l’Etat à la province serbe ». L’idée étant que la Serbie et le Kosovo agencent leurs relations comme deux Etats, comme ce fut le cas pour les deux Allemagne. C’est principalement pour cette raison que Belgrade a rejeté la proposition et que Pristina ne se prononce pas officiellement.

Ischinger ne s’inspire pas de la chute du mur de Berlin qui a marqué la réunification de l’Allemagne, mais vingt ans auparavant soit le 21 décembre 1972 quand est signé à Berlin, après une difficile année de négociation le « Traité fondamental » qui normalise les relations entre la RFA et la RDA.

Le « Traité fondamental » négocié par les deux Allemagne comprend dix courts articles. Les éléments de la normalisation sont : le développement de relations normales de bon voisinage sur la base de l'égalité des droits, chaque partie s’étant engagée à renoncer à toute forme de violence, l'inviolabilité des frontières communes et le respect de l'intégrité territoriale, la renonciation réciproque à représenter l'autre État sur le plan international et, enfin, un échange de représentation permanente.

Ceci a permis aux deux États d'être admis conjointement à l'Organisation des Nations unies (ONU), le 18 septembre 1973. Seul Israël s'opposa à la reconnaissance internationale de la RDA. C’était la première fois qu’on évoquait la possibilité d'une réunification des deux Allemagne. Le Traité a garantit de facto, mais pas de jure, la reconnaissance de la RDA. La reconnaissance de jure ou de droit est définitive, pleine et entière, ce qui signifie qu’elle produit l’ensemble des effets juridiques de la reconnaissance. A contrario, la reconnaissance de facto est provisoire et révocable.

C’est ainsi que Berlin a été un symbole majeur de la guerre froide. Au moment, où on peut lire dans les journaux qu’une nouvelle guerre froide fait surface entre les américains et les russes, la proposition de W. Ischinger dévoile surtout l’état des relations entre les deux grandes puissances. Par ailleurs, le fait qu’on ne sait pas clairement si la troïka s’est réunie ou pas, comme ça avait été annoncée, peut nous laisser croire qu’un profond désaccord règne entre les trois médiateurs c’est à dire  Wolfgang Ischinger, représentant de l’Union européenne, Franck Wisner pour les Etats-Unis, et Alexandre Bocan-Hartchenko pour la Russie.

Snejana Jovanovic

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Vendredi 26 octobre 2007
images-copie-10.jpgLes derniers pourparlers marquent un réel tournant dans le processus des négociations, de part et d’autre. Toutes les parties s’accordent à dire qu’à l’issue de la réunion du 22 octobre à Vienne : ça a été très difficile.

Deux points de vue s’opposent, au-delà des différences, ce sont deux approches de ce que sont des négociations et de l’objectif de ces négociations. Belgrade est en quête d’un compromis, Pristina veut l’indépendance.

Belgrade s’attache à la forme qui comme chacun le sait révèle le fond. Blic on line publie la réponse de Belgrade aux 14 points de la troïka intitulée: « les principes de Belgrade pour la poursuite des négociations au Kosovo et Metohija ». Par exemple, là où la troïka dit « Belgrade », les Serbes corrigent en disant « Serbie », un peu plus loin, au quatrième point, on retrouve la même phrase mot pour mot dans la proposition principale ce qui donne : « Il n’y aura pas de retour à la situation d’avant 1999 », jusque là tout le monde est d’accord, puis vient ce qui est difficile, virgule et : « dès lors le futur règlement de la Province doit être résolu sur la base de la résolution 1244 du Conseil de sécurité. »

Les deux ministres serbes présents lors des pourparlers sont satisfaits. « Le ton est maintenant exceptionnellement sérieux. On discute de l’implication au processus de négociations, à savoir si l'on réussit ou pas à se déplacer vers ce point, si l'on arrive à un accord minimal, pas seulement sur ce document, mais sur la direction que prend la poursuite du processus » explique le Ministre des Affaires étrangères, Vuk Jeremic.

Du côté Albanais, il semble que c’est plus la colère qui domine, selon le président du Kosovo Fatmir Sejdjiu : « Ce n’était pas une réunion facile, parce qu’il y a eu une tentative pour déplacer le processus vers une direction déraisonnable avec leur (parlant de Belgrade) infâme idée d’autonomie, traitant le Kosovo comme une province serbe, et un manque d’empressement à reconnaître l’indépendance du Kosovo » Le président parle « de tension, de réplique et même de soudaine collision verbale », il accuse les Serbes notamment de persister « à considérer le Kosovo comme une province. »

Hashim Thaçi, le chef du parti démocratique du Kosovo (PDK) a surenchéri : « Je n’ai jamais cru à un compromis avec la Serbie sur le futur du Kosovo, et je n’y crois pas même maintenant. Les relations entre le Kosovo et la Serbie doivent être spécifiques, parce que la Serbie est venue en force au Kosovo et avant qu’elle en parte, elle a commis un génocide sur le peuple Albanais » Et, il assure que l’indépendance s’accomplira après le 10 décembre.

Dans les faits, le Kosovo est une province de la Serbie avec une population majoritairement albanaise. C’est bien inscrit dans la résolution 1244. Dans les faits toujours, il n’y a pas eu de génocide au Kosovo, mais des crimes de guerre de part et d’autre. Voir l’article du Monde Diplomatique de mars 2000 : » Chroniques d’un génocide annoncé ». Les Albanais pensent pour légitime leur revendication d’indépendance, parce que c’est bien ce que leur a laissé entendre le département d’Etat américain avant la guerre du Kosovo. Mais les américains ont voté au Conseil de sécurité la résolution 1244 le 10 juin 1999. Certains disent que les Serbes détournent la logique de la loi et qu’ils en font une arme. Contre qui ? Contre quoi ? C’est bien de cela qu’il s’agit, de la loi ; de ce qui a été voté au Conseil de sécurité pour s’opposer à la force et instaurer l’état de droit au Kosovo.

Snejana Jovanovic


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Dimanche 21 octobre 2007
images-copie-9.jpgL’agence Beta a eu connaissance des 14 points de négociations soumis par la troïka aux deux parties pour les pourparlers du 22 octobre. Le document dit :
« La troïka a consulté la position de chacune des parties. Sans aucun préjugé sur les positions des deux parties sur le statut du Kosovo nous avons dégagé les principes suivants afin d’ouvrir la voie à une solution :

1. Belgrade et Pristina vont se concentrer sur le développement d’échanges             bilatéraux fondés sur leurs pratiques historique, culturelle et humaine.
2. Belgrade et Pristina règleront dorénavant leurs différents de manière pacifique et n’engagerons pas d’actions ou ne prendront pas de dispositions qui seraient caractérisées comme une menace pour l’autre partie
3. Le Kosovo intègrera complètement les structures régionales, particulièrement celles qui sont de nature économique.
4. Il n’y aura pas de retour à la situation d’avant l’année 1999.
5. Belgrade ne gouvernera pas au Kosovo.
6. Belgrade n’aura plus de présence physique au Kosovo.
7. Belgrade et Pristina choisissent de travailler à l’évolution qui mène au rapprochement et à l’éventuelle intégration à l’Union Européenne, ainsi qu’à l’intégration progressive aux structures euroatlantiques.
8. Pristina mettra en place de larges mesures afin d’améliorer la condition des Serbes du Kosovo ainsi que des autres communautés non-albanaises, en particulier au travers de la décentralisation des pouvoirs locaux, de garanties constitutionnelles et la protection de l’héritage culturel et religieux
9. Belgrade et Pristina collaboreront dans des domaines qui sont d’une importance cruciale tels que :
    a) Le sort des personnes disparues et le retour des réfugiés
    b) La protection des minorités
    c) La protection de l’héritage culturel
    d) Leur perspective européenne et leur initiative régionale
    e) Les questions d’ordre économique, y compris la politique fiscale, l’énergie, le        commerce, l’harmonisation aux normes de l’Union Européenne, le développement    d’organes économiques communs, développement de stratégies en rapport avec les initiatives économiques régionales
    f) La libre circulation des personnes, des biens, du capital et des services
    g) Le secteur bancaire
    h) Les infrastructures, les transports et la communication
    i) La protection de l’environnement
    j) La santé publique et le progrès social
   k) La lutte contre la criminalité en particulier dans le domaine du terrorisme, du         trafic d’armes, de la drogue, des êtres humains ainsi que le crime organisé
    l) Collaboration entre les municipalités et la gestion d’un côté comme de l’autre
    m) L’éducation
10. Belgrade et Pristina auront des membres communs qui assureront la collaboration
11. Belgrade ne se mêlera pas aux relations entre Pristina et les organisations financières internationales
12. Pristina administrera de manière totalement indépendante ses finances (impôts, budgets, etc.)
13. Le processus de stabilisation et de rapprochement à l’Union Européenne du Kosovo continuera sans que Belgrade n’y fasse d’obstacles
14. La communauté internationale maintiendra une présence civile et militaire au Kosovo et  ce, même après la définition du statut. »

Snejana Jovanovic

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Jeudi 18 octobre 2007

Vesna Bojicic s’est fait tabasser par un homme cagoulé qui parlait parfaitement le serbe dans la nuit du 15 au 16 octobre, rapporte B92. Cette journaliste est correspondante du Kosovo pour le service en langue serbe de la radio « la voix de l’Amérique » depuis huit ans. images-copie-8.jpg

L’agression a lieu vers 2h du matin, dans son appartement. L’homme cagoulé l’a : « poussée dans le fond avec ses mains, puis ont suivi des coups sur la tête, la poitrine, l’abdomen et le dos. En même temps, arrivaient des insultes sur le compte de mon travail, et sur ce qu’il a appelé, mon attachement aux Albanais » raconte-t-elle.

« L’agresseur parle parfaitement serbe, ce qui ne veut rien dire, mais peut aussi vouloir dire beaucoup. Ces derniers temps, j’ai reçu beaucoup de menaces sur la manière dont j’informe, pour laquelle je continue à affirmer qu’elle est très professionnelle. Les menaces ont augmenté depuis le lancement de la campagne des élections locales et municipales au Kosovo. Dans mon téléphone, il y a des messages et des questions de gens du Nord qui me demandent si je sais qui se tient derrière la promotion de l’armée national albanaise et qu’est-ce que j’ai à leur proposer et à leur dire par rapport à ça » dit-elle.

La journaliste affirme ne pas avoir appelée les secours car son appel aurait immédiatement été transféré à la police, et que sur la base de plusieurs années de mauvaises expériences, elle n’a pas confiance dans la police du Kosovo, ni dans les institutions du Kosovo.

« Je cherche l’asile politique, je vais quitter le Kosovo parce que je ne pense pas devoir vivre dans un milieu où je serais une cible pour les uns comme pour les autres. Ici, avant tout, il faut démilitariser les cerveaux. Cela fait huit ans, je me suis suffisamment battue et à chaque moment j’étais prête à répondre aux besoins de cette société pour qu’elle se stabilise, mais bon ! » Dit-elle.

Selon « la voix de l’Amérique » Vesna Bojicic a dit qu’en définitive elle ne cherchera pas l’asile aux Etats-Unis et qu’en attendant son départ du Kosovo, elle continuera à travailler pour le service serbe de la radio.

Le porte-parole du Service de Police du Kosovo, Veton Eljsani, a confirmé qu’aucune plainte n’a été déposée, il a ajouté : « Nous lui conseillons d’aller au poste de police et de faire une déclaration car c’est un acte criminel. Si quelque chose de la sorte est arrivée, nous enquêterons en prenant en considération qu’elle est journaliste et que cela est, si c’est avéré, un crime grave ».


Snejana Jovanovic

par kosovo
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Mercredi 17 octobre 2007
coe-37893-03.jpgFace aux Albanais déterminés à autoproclamer l’indépendance du Kosovo, les responsables Serbes ont pris une position non-violente mais ferme.

L’intervention armée semble complètement exclue,  dans une interview au journal « Die Presse » le ministre du Kosovo et Métochie, Slobodan Samardjic a affirmé : » Au Kosovo, aucune armée ne sera déployée, exceptée la présence provisoire des troupes internationales. Nous ne menaçons pas d’une intervention armée en cas de déclaration d’indépendance du Kosovo, mais tout le monde doit savoir que cela sera une menace ouverte pour la Serbie »

La Serbie aura recours aux institutions parallèles, comme ça a été le cas pour les Albanais du Kosovo après que Slobodan Milosevic a supprimé le statut d’autonomie dont disposait la province depuis la constitution de 1974. (Ce statut mis en place sous le régime communiste de Tito conférait aux Albanais un droit de veto sur toute loi promulguée par la Serbie)

« Nous conserverons nos institutions au Kosovo. La population serbe restera toujours dépendante de Belgrade pour ce qui concerne l’éducation, les infrastructures, le système de santé et bien d’autres domaines » assure S. Samardjic. » Il existera des institutions parallèles en bonne et due forme. »

En outre, le gouvernement de Belgrade s’engage à démilitariser la région. Le président Serbe, Boris Tadic envisage l’intégration de la Serbie à l’Union Européenne comme « notre idéal national de tous vivre ensemble au sein d’un même Etat, ou une entité comme nous vivions en Ex-Yougoslavie » Une fois intégrée à l’Union, la question des frontières deviendra contingente.

Pour B. Tadic aussi : « L’Union Européenne, est le plus grand plan de paix des nations européennes, en permettant de conserver l’identité culturelle de chacune des nations qui  l’intègre »

Snejana Jovanovic

par kosovo
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Lundi 15 octobre 2007
 
images-copie-7.jpgDans la presse tant serbe que kosovar, on note des contradictions intéressantes quant à la rencontre de Bruxelles, dimanche. Bien sûr, chacun a campé sur ses positions, il n’y a rien de nouveau, les albanais rejettent toute proposition de Belgrade qui propose un statut d’autonomie plus fort que l’actuel sous administration internationale.

Mais, il y a eu des sourires ! dit Javier Solana à l’Express, quotidien du Kosovo : « J’ai passé du temps avec eux et au nom de l’Union Européenne je les ai encouragés à aller de l’avant. Et j’ai vu quelques sourires ce que je n’avais pas vu depuis longtemps »

Kosova Sot parle même d’une position commune puisque Belgrade et Pristina se sont engagés à renoncer à toutes provocations qui mettraient en péril la paix, la stabilité dans la région et le processus de troïka. Toutefois, ce quotidien fait sa une avec : « personne ne croit plus à un compromis entre Albanais et Serbes sur le statut du Kosovo »

Du côté de la presse serbe, Vecernje Novosti titre « Enfin le dialogue ! ». Le journaliste précise : « C’est la première fois qu’ils ont parlé directement les uns avec les autres, plus précisément c’est la première fois qu’ils se sont écoutés. Cette fois encore, il n’y a pas eu de poignée de mains échangée, mais ils se sont présentés les uns aux autres et ont répondu aux questions sur la proposition serbe d’une autonomie substantielle et celle de relation d’amitié et de rapports entre deux Etats indépendants des Albanais. »

Tanjug, une agence serbe annonce : «  les Serbes sont satisfaits de ce début, les Albanais rejettent la proposition de Belgrade » Un spécialiste des Affaires étrangères du quotidien serbe Politika, Boško Jakšić, a déclaré à B92 : « il faut dire que nous sommes confrontés à des contradictions. D’un côté, je ne sais pas ce qui a donné de l’optimisme à notre ministre des Affaires étrangères à l’issue de cette rencontre, et d’un autre côté, la déclaration du Président du Kosovo semble plus convaincante, il rejette les propositions de Belgrade » Cependant, il estime plus loin que le fait qu’un nouveau rendez-vous a été fixé pour le 22 octobre est un bon signe bien que personne ne s’attend à un miracle.

Snejana Jovanovic


par kosovo publié dans : politique internationale communauté : Europe et politique
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Vendredi 12 octobre 2007
images-copie-4.jpgQuelques centaines d’étudiants Albanais, venus de Macédoine, d’Albanie, et du Kosovo, membres de l’Union des étudiants Albanais, du parlement des étudiants et du mouvement autodétermination ont manifesté pacifiquement le 10 octobre dans les rues de Pristina en faveur « de l’indépendance du Kosovo et de l’intégrité territoriale ».

Cette manifestation a eu lieu exactement 10 ans et 10 jours après la grande manifestation estudiantine contre le régime Serbe de Slobodan Milosevic. Selon la revue de presse de la MINUK du 11/10/07 : « les manifestants ont scandé que l’indépendance du Kosovo est le plus grand et le plus douloureux compromis que les Albanais ont fait dans les Balkans, les organisateurs ont déclaré que la résolution du statut du Kosovo est une phase provisoire jusqu’à l’unification nationale. »

Koha Ditore, quotidien albanophone, «  rapporte que les étudiants ont au même moment lancé l’avertissement qu’ils pourraient manifester de manière plus radical le 10 décembre prochain, date à laquelle la troïka doit remettre son rapport au secrétaire générale des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon. Les étudiants ont annoncé qu’ils enverraient un mémorandum aux Nations Unies, aux Etats-Unis, à L’Union Européenne et au Groupe de contact pour leur demander de garantir l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays. »

Au même moment à Londres, au cours d'une conférence de presse au Foreign office après un entretien avec le ministre des Affaires étrangères David Miliband, le Premier ministre kosovar Agim Ceku déclare qu’ : «Il doit y avoir un Kosovo indépendant avant le 10 décembre » et il précise qu’ »Il s'agit de quelques jours, pas de semaines, ni de mois après cette échéance »
Agim Ceku a indiqué à la presse que sa délégation, qui inclut le président kosovar Fatmir Sejdiu, avait reçu confirmation du "soutien sans réserve" de Londres à Pristina.

Le quotidien Serbe Blic apporte une nuance qui porte à croire qu’entre le ministre des Affaires étrangères britanniques et les représentants de la délégation albanaise s’installent un malentendu. Ainsi le chef de la diplomatie britannique a déclaré : « Nous devons régler la question du statut du Kosovo. Ce sera déterminant pour la stabilité dans l’Ouest des Balkans. Les deux parties doivent aborder les négociations dans un esprit de créativité, de courage et de compromis. Ils doivent faire un pas avec leur partenaire de la communauté internationale. Toutes les parties doivent se retenir de termes ou d’actions provocants. » Miliband a estimé que les deux parties doivent s’investir dans les négociations dans un esprit de compromis.

Aujourd’hui, Blic rend compte des déclarations du médiateur de l’Union Européenne qui dit : «  les annonces qui donnent l’impression que la solution des négociations est déjà conclu, ne nous aident pas » M. Ischinger a rejeté l’idée d’une reconduction du mandat de la troïka après le 10 décembre en soulignant que «  toute prolongation ne fait qu’accroître les risques d’instabilité et accélère l’érosion de l’autorité internationale en présence au Kosovo ». Selon le diplomate allemand, le prochain round de négociations à Bruxelles, le 14, révèlera si « les parties s’engagent à négocier sérieusement sur les questions du statut. »

 Snejana Jovanovic

par kosovo
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Mardi 9 octobre 2007
images-copie-2.jpgDepuis trois jours, la presse développe l’idée d’une conférence internationale sur le Kosovo évoquée par le médiateur européen de la troïka, Wolfgang Ischinger. Une idée démentie par un « officiel européen initié aux négociations » dont le nom reste secret, selon B92.com : « Ischinger a soumis l’idée que, sur la base d’un condensé d’élément commun des pourparlers actuels, s’organise une rencontre de deux-trois jours à la fin du processus, mais il n’a parlé d’aucune conférence internationale sur le Kosovo »

La rumeur s’est propagée à partir de l’interview du diplomate allemand en poste en Grande -Bretagne et détaché en qualité de médiateur représentant de l’Union Européenne au sein de la troïka. Le correspondant de l’UE du journal serbe « Vecernje novosti », Željko Pantelić, pose la question en ces termes : « Il se dit de plus en plus que fin novembre début décembre il pourrait y avoir une conférence internationale sur la base de « Dayton », une sorte de « Dayton 2 » au cours de laquelle les deux parties, la troïka et le Groupe de contact feraient un dernier effort pour parvenir à un accord ? »

Ischinger répond : « - Nous, la troïka, n’excluons pas d’avoir une rencontre dans le style conférence, mais je ne crois pas que ce sera avec le Groupe de contact, probablement que cette conférence se fera avec la troïka et les parties engagées. Il est certain que cette conférence ne se fera pas à Dayton, car nous estimons que le Kosovo est un problème européen et que, s’il nous faut un style conférence pour les pourparlers, alors nous pouvons trouver un endroit en Europe. Nous n’excluons pas cette éventualité, mais cela aura du sens seulement si à la moitié voire fin novembre, nous avons suffisamment de matière à négocier. »

Dayton est une ville proche de la base aérienne de Wright-Patterson où ont eu lieu, en novembre 2005, sous l’administration Clinton, les négociations avec notamment les tristement célèbres Milosevic, Tudjmann, Izetbegovic, pour la partition de la Bosnie-Herzégovine entre deux entités : la fédération de Bosnie-Herzégovine (croato-musulmane) et la Republika Srpska (serbe) ainsi que le déploiement d’une force de paix multinationale. Les accords signés à Paris ont conservé le titre « de Dayton ».

Tous les protagonistes et analystes serbes ont aussitôt réagi en tirant la sonnette d’alarme causée par la crainte d’assister à un nouveau « Rambouillet » où selon Olivier Corten et Barbara Delcourt, chercheurs en droit international : « les conférences de Rambouillet et de Paris débouchent sur une impasse, les autorités yougoslaves refusant d’accepter sans réserve le plan accepté par la communauté albanaise et préparé par les Occidentaux ». Suite à l’échec de ces négociations, l’OTAN bombarda la Serbie alors dirigée d’une main de fer par le dictateur S. Milosevic. Le président Serbe Boris Tadic en visite dans une base militaire près de Medvedja a précisé que tout reste envisageable tant que cela reste dans le cadre des Nations Unies.

La délégation albanaise invitée par le Foreign Office, aujourd’hui, a au cours d’une conférence dès sa descente de l’avion déclaré : « nous n'excluons pas, mais sans l’accueillir à bras ouvert, l’idée d’une conférence internationale du type Dayton. » Toutefois, le président du Kosovo Fatmir Sejdju a précisé qu’il n’était pas officiellement informé de cette proposition et que jusqu’à présent, cette idée n’est pas très claire.

Snejana Jovanovic

par kosovo publié dans : politique internationale
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In english

 

The resolution of Serbia’s Parliament

A resolution with no consequences for the UNO temporary administration in Kosovo (…). Their spokesman indicated: “what the Serbian Parliament does depends on its deputies. Their orientations cannot influence Kosovo in any ways since Kosovo is under the United Nations control.”

Read on B92.net, Fatmir Sejdu, President of the Province of Kosovo judged that “this resolution reminds the past Serbian methods. It is a constitutional aggression towards Kosovo that has no legal bases. Kosovo’s fate cannot be decided by Serbia and in fact, the policy Serbia is actually pursuing is exactly the one that led us to the worst from clashes and bloodshed to the tragedy that befell not only the peoples of Kosovo but the others too.”

This resolution occurs after the meeting of the Security Council that heard Serbia Prime Minister, Vojislav Kostunica and the President of Kosovo. In a long and solemn speech, the Serbian Prime Minister declared his attachment to international law and more specifically to the respect of frontiers integrity and States sovereignty. President Sejdiu said he was prepared to form a new government and when questioned on a possible declaration of independence, he answered in favor of it, “alongside his friends”.

Beyond the differences between Serbians and Albanians, the Russian and American stances keep diverging. The Russian ambassador to the UNO, Vitali Tchourkine, submitted to the UN Security Council a declaration bill to extend the negotiations between Pristina and Belgrade on the status of Kosovo; when through their Secretary of State, Condolezza Rice, the Americans retort that “Kosovo and Serbia will never a united state anymore. I think there is no question about that.”

According to Ria Novosti, the head of the American diplomacy stated: “we will speak with Serbians and Kosovo Albanians, we will talk with every interested parties, including the Russians, since we have to carry out measures to stabilize the situation while closing the tragic pages of the Balkan States history so the European construction will definitely be achieved 17 years after the end of the “Cold War”.

The UN Security Council will re-open the debates on the Kosovo status next January.

Snejana Jovanovic  Translation : Cécile Zandzvliet

An impartial document

“As far as I can see, it is an impartial document. We are relying on the UN Security Council to analyse this document with objectivity and to then enter into objective discussions based upon it. In spite of current, and foreseeable, disagreements surrounding the future statute of Kosovo, within the “Troika” we are committed to working off the same page, taking into consideration that which is urgent and essential for all”, said the Russian mediator Bocan-Harčenko.

 According to Tom Casey, a spokesman for the US State Department, the United States consider it necessary to go further with the actual defining of the Statute, referring to Martti Ahtisaari’s plan. Nevertheless, they are happy that the two parties involved “have wholeheartedly agreed to renounce the use of force and violence”. “We are expecting all parties to demonstrate a certain level of responsibility and reserve so that we can start moving forward”, he added.

 Statements by the current Prime Minister of the Albanian Government of Kosovo support this, so much so that Agim Ceku wished to reassure Brussels by saying, “certain people are worried about a unilateral declaration of independence, however, independence will be declared in full cooperation with our international partners given the United Nations, NATO and the people of Kosovo have worked that way for 8 years”. He is convinced that will have no violent repercussions.

 As far as Belgrade is concerned, it is far from over. During the “Les Carrefours des Balkans” Conference held in Brussels, Deputy Minister Bozidar Djelic stated that “it is never too late to arrive at an agreement”, citing the cases of Belgium, Northern Ireland and Palestine. While the Serbs have ruled out the use of force in the event of a declaration of independence, the Minister for Foreign Affairs Vuk Jeremic explained that there has always been an extensive set of measures available ranging from “the hardest to the softest in terms of diplomacy”.

On the ground, the North Atlantic Treaty Organisation is ready for any eventuality. John Craddock, Supreme Allied Commander Europe, said that their plans included the possible reinforcement of the 16,000 soldiers already deployed in Kosovo. During a press conference in Washington, he repeated that he is ready to defend the application of Resolution 1244 “given that this Resolution forms, for NATO, the legal framework of our presence in Kosovo” and he hopes that NATO Diplomats will support this.

The United Nations Security Council will examine the report from the “Troika” mediators, following their four months of negotiations between Belgrade and Pristina, on 19th December, in the company of representatives from both Serbia and the Albanian population of Kosovo. The following day, Ambassadors will discuss the issue informally with the Secretary General, Mr Ban Ki-Moon. 

Snejana Jovanovic
Translation : Neil Saddington

Last round : No miracle !

There has been no miracle after these 120 days of negotiations between Pristina and Belgrade on the definition of a status in Kosovo. No agreement came out of these three last days of hectic negotiations in Baden near Vienna, Austria. No independence or even autonomy. No settlement on the status. Only remain the international protectorate and fears for the future.

However, as far as the outcome of this series of meetings is concerned, some nuances can be raised. Primo, we witnessed for the first time direct talks. The two sides sat face to face and shared their viewpoints. Secondly, another positive result came out which is far from being just a detail for the man in the street; in deed « the two sides have committed themselves to rule out resorting to force in the search of a solution » as one of the three mediators pointed out. In the name of the inhabitants of Kosovo we can rejoice.

Wolfang Ischinger, the European mediator added: “after the diners that followed the meetings, and we had two of them, Hashim Thaci with Agim Ceku the minister of Foreign Affairs of Serbia and President Tacic spent hours to talk with no mediation or secretaries on different questions. We hope and wish that this level of communication will be preserved”. They spoke in Serbian.

In front of the journalists, the delegation from Belgrade repeated that they had made actual propositions in terms of autonomy and the Unity Team restated that negotiations for independence were useless. Hashim Thaci, winner of the last elections, yet convinced that independence is to come, indicated: “I’ll be doing anything to maintain good relations with the Serbians living among us. The program of our government, our economy, our development must respect the sake of every single Kosovars, not only Albanians; Kosovo must the country of all of its inhabitants” reports B92.com.

Besides, the three mediators have dissonant perspectives on the possibility of subsequent negotiations. The Russian mediator, A. Bocan-Harceko considers the continuation of the mediation after December 12th to be useful when American and European mediators, respectively F. Wisner and W. Ishinger consider their mission to end at this very same date.

From Madrid, the spokesman of the Secretary of the United Nations, Farthan Hak declared today that “optimism does not define the times we live in; however we do not want to give up and think that the troika must not renounce and rather that we have time.”

According to him, M. Ban Ki-Moon regards an agreement as being still possible and encourages the troika to remain engaged in the process of negotiations and do as much as possible before the deadline of December 10th in order to reach a consensus.

The three mediators have still in deed to meet again in Belgrade and Pristina on December 3rd and then write a report to be given to the General Secretary. It is therefore within the United Nations that the discussions will continue.

by Snejana Jovanovic  Translation : Cécile Zandvliet

New proposal, new refusal

The Åland islands lie between Sweden and Finland. Finland has granted a broad autonomous status to the Swedish speaking Åland on 12 October 1951. The islands were granted  the right to retain their language, to collect their own taxes and tariffs as well as preserving their culture and traditions.

The 20 November negotiations constituted the fifth and penultimate session before the 10 December deadline when the arbitrators of the Russian American European troïka will have to hand in a report to Ban Ki Moon the Secretary General of the United Nations.

According to the Agence France Presse, the European arbitrator W. Ischinger “seems, unlike Moscow, to set aside the possibility that these talks carry on after the 10 December deadline’. Thus, he hopes to announce the next step of a scenario thought about for months, but fear by many European countries : the definition of conditions according to which most European Union member states would be ready to recognise a unilateral proclamation of independence by the Kosovars despite Russia’s hostility.’

The Russian arbitrator A. Bocan-Harcenko has confirmed that during the last negotiation round, the Albanian side was suggested to sign a document in which they would renounce on the idea of the creation of a “big Albania”. He said that the Albanians have rejected this formulation because “all the parties have agreed right from the start that such a scenario was not conceivable.” “The fact that some processes cannot be stopped with a piece of paper is something else” told the diplomat to the Russian newspaper “Izvestija”.

Because of a possible escalation of violence in Kosovo if Albanians self-proclaimed independence, the State Department has ranked Serbia among the high risk countries in which a “constant danger” diplomacy will be set up in the same way Americans authorities have done so in the past for Pakistan, Afghanistan, Algeria amongst others reports the Croatian newspaper “vecernji list”;
The next round of talks, which will be the first to last longer than a day, will take place from the 26 to 28 November in Baden, Austria.

Snejana Jovanovic Translation : Julien de Cruz

W. Ischinger proposes a « neutral status »

Wolfgang Ischinger, European mediator of the American Russian European troika for finding a solution to the future status of Kosovo, proposes a ‘neutral status” for the talks that took place on November 20 in Brussels between Belgrade and Pristina. For once, Pristina and Belgrade agree: the two parties rejected the proposition right away, though for different reason, each one standing for his own conception of the Serbian province mainly inhabited with Albanians

According to agencies, W. Ischinger declared that the purpose of this proposition was to normalize the relationships between Pristina and Belgrade, and that a possible solution “would mention no word about the status”. “An agreement on a neutral status will be a proposition intended to create some relationships that would not be based on a possible determination for the status of Kosovo. Today, no relationships do exist between Serbia and Kosovo, and no try for a any collaboration either” a German diplomat underlined.

He explained that it would be an agreement for a collaboration based on economic, trade and fight against criminality issues. The agreement would define obligations for Kosovo such as, for instance, consulting Serbia on minority and frontier issues, which would, according to the European mediator, “be in the interest of both parties”.

This proposition draws a turning point in the role undertaken by the troika as, through making a proposition on the status of Kosovo, it becomes an actor after being a mediator, indicates Javier Solana’s spokeswoman Cristina Gallach in the daily Albanian speaking newspaper Koha ditore.

In Blic Online, a Serbian daily, the Russian mediator, Alesksandar Bocan- Harčenko, underlined straight after W. Ischinger’s statement that the troika was thinking about many various propositions in order to stimulate both parties for the meeting taking place on November 20.

Nevertheless, the day before, on November 14, the Russian agency RIA Novosti reported that, according to the Russian minister of foreign affairs, Sergueï Lavrov, the “troika” of the Contact Group for Kosovo had elaborated a solid basis for negotiations on the status of the province, still underlining that we should “avoid to predetermine the outcome of the negotiations and to stop a date”.

The deputy secretary for political issues working at the American State department, Nicolas Berns, reiterated his support for a “supervised independence” if the two parties don’t manage to find an agreement on December 10 (date when the troika will issue its report to the general secretary of the United Nations, Ban Ki Moon), and he warned Serbia against any use of violence.

 An astonishing proposition as it has been weeks now since the government of the pro-European Serbia loudly claimed that in case of any unilateral proclamation of independence from the Albanian party, no Serbian would deploy on Kosovo. Consequently, Serbia made a choice of non violence and planned to build parallel institutions.

 Snejana Jovanovic  Translation : Sophie Helbert

Like the two German states

Agencies report that Wolfgang Ischinger, the EU mediator to the troika, made a new proposal to the Albanian and Serbian delegations concerning Kosovo's future status, inspired by the agreements between the two German states, the German Democratic Republic (GDR) and the Federal Republic of Germany (FRG).

The German diplomat Wolfgang Ischinger is inspired by the model of  the history of the two German states before their reunification: as he explains, the negociation process about Kosovo is at a standstill, and needs action, because he considers that "the two parts -serbian and albanian- have irreconcilable positions". Vecernje novosti, a Serbian daily newspaper, wonders: "the question is to know if W. Ischinger is just making  experiments or if he seriously intends to divide Serbia like the Americans and the Soviet Union did for Germany".

The Serbian newspaper Politika puts the stress on the fact that "the German mediator's proposal leads the way to the State for Serbian province". The idea being that Serbia and Kosovo would organise their relations like two states, as it happened for the two German states. It is chiefly for this reason that Belgrade refused the proposal, and that Pristina still hasn't given an official answer.

Ischinger isn't inspired by the fall of the Berlin wall, which marked the reunification of Germany, but by what happened 20 years before, on December the 21st 1972: the "Basic treaty" that normalized relationships between GDR and FRG, signed in Berlin after a year of difficult negociations.

The "Basic treaty" negociated between the two German states contains ten short articles. The elements of this normalization are: the developement of a normal relationship on neighbourly terms, based on equal rights – each side making a commitment to renounce to any form of violence ; the inviolability of common boundaries and the respect of territorial integrity; the shared renounciacion to intend to represent the other State on an international scale; and finaly,  a permanent interchange of representation.

It allowed the two States to be admitted together into the United Nations (UN) on September the 18th 1973. Israël only stood against the international recognition of the GDR. This was the first moment when the possibility of reunifying the two German states was brought up. The treaty was a de facto –but not de jure- guarantee of the recognition of the GDR. The de jure recognition, spelled out by law, is definitive, full and complete, which means that it produces all the juridic effects of recognition. Whereas the de facto recognition is provisional and revocable.

This is how Berlin became a major symbol of the Cold War. At a time when the newspaper announces the emergence of a new Cold War between the Americans and the Russians, what W. Ischinger's proposal principally unveils is the state of the relationships between the two main powers. Besides, the fact that it is not clearly said that the troika met or not –as it was announced- can let us think that there is an important disagreement between the three mediators, that is to say between the EU representative Wolfgang Ischinger, Franck Wisner for the US and Alexandre Bocan-Hartchenko for Russia.

Snejana Jovanovic / Translation : Alessia Bertoli

Belgrade proposes Hong Kong

During the fourth round of direct negotiations between Belgrade and Pristina taking place in the Austrian capital, Belgrade officially proposed to take Hong Kong as a model to define the future status of Kosovo. Pristina declined the offer, the Serbian media B92.com reports.

The Prime Minister Vojislav Kostunica and the Serbian President, Boris Tadic said that Hong Kong could serve as a model to find a compromise between the Albanian and the Serbian parties. "This is a case where all is regulated on a legal basis, this example should not be imitated, the most important is that the message conveys the spirit of international law", said V. Kostunica who is still convinced that this will pave the way to a compromise whereas keeping in accordance with both the United Nations’ Charter and the Serbian Constitution.

According to Boris Tardic’s word in Blic Online: "Moreover, no party has the liberty to take unilateral measures as far as constitutional and sovereignty issues are concerned. With such a ruling, international frontiers don’t change and remain protected thanks to the collaboration with the international community; whereas the deployment of security forces is strictly limited to the local level, which guarantees order and peace."

According to the daily Albanese newspaper Zeri, the Unity Team’s spokesman, Sender Hyena, said that : "there cannot be any negotiation on Kosovo and Serbia’s sovereignty. We are for a sustainable solution. The only stable solution is the independence of Kosovo. It cannot be an example as the historical background of Hong Kong and that of Kosovo are different". Blerim Shala, the coordinator of the Albanese delegation, the "Unity Team", declared in an interview to Voice of America that, more than ever, the last meeting in Vienna proves that there is no hope for a solution.

Hasim Tachi, chief of the democrat party of Kosovo (DPK) and member of the delegation considers that it is impossible to reach a compromise with Belgrade on the status of Kosovo, and rejects the proposition: "Shall we keep on negotiating a hundred years with the Serbs, we will never reach any compromise. Belgrade hopes that Kosovo will remain part of Serbia. Our position doesn’t change. It is our right and our will that Kosovo gains its independence".

Hong Kong had been a British colony from 1842 to its handover to China in 1997. It is governed as a special administrative region under the Basic law of Hong Kong. The wording of the common Sino-British declaration is that China promises that Hong Kong would keep certain autonomy until 2047 at least, that is to say 50 years after the transfer of sovereignty. According to the so-called "One country, two systems" policy, Hong Kong would keep its legal system, its currency, its political system, its international sports’ teams and its immigration laws.

According to Dragoslav Rancic, a specialist of International Affairs working for the Serbian weekly Nin, the proposition cannot be enforced: "First of all, Hong Kong and China are both inhabited by Chinese people while in Kosovo, 90% of the population is Albanian and doesn’t wish to live with Serbians. The context is different; I was surprised of such a parallel because the solution was conceived for a country with two systems".

As usual, all the parties considered that the latest negotiation didn’t lead to real improvements, B92.com says. The next date set for pursuing negotiations will be November 20th in Brussels.

Snejana Jovanovic // Translation : Sophie Helbert

The hardest day

On each side, the last round of talks mark a turning-point in the negotiation process. Following the 22 october reunion in Vienna, all the parties agree to say that it had been tough.

Above all differences, two points of view clash as to what the negotiation objectives are if they are to be considered as negotiations at all. Belgrade is looking for a settlement, Pristina wants independence.

Belgrade is very attached to form which ,as is widely known, reveals content. Blic On line publishes Belgrade's answer to the 14 points set out by the troïka named “Belgrade's principles on the pursuit of negotiations in Kosovo and Metohija”. As an example, where the troïka refers to “Belgrade”, the Serbs correct it and use the term “Serbia”. Further on, at the fourth paragraph, is laid down the same sentence word for word as the one found in the main proposition which reads “there will be no going back to the pre-1999 situation”. On this everyone agrees but things get more complicated after the comma when “as a consequence the futur status of the Province must be resolved on the basis of Resolution 1244 of the Security Council.”

The two serb ministers present at the talks are very satisfied. “The tone is now exceptionally serious. We are discussing of  the involvment to the negotiation process, of the issue as to whether we can move towards a particular direction or not, of whether a minimal agreement can be found, not only on paper but also concerning the general direction taken during the pursuit of the talks” explains Foreign Affairs Minsiter Vuk Jeremic.

On the albanian side, anger seems to be the main dominating feeling, as explains Kosovo President Fatmir Sejdjiu “This was not an easy meeting because there has been an attempt to move the talks to an unreasonable direction with their (the Serbs') dreadful idea of autonomy treating Kosovo as a serb province and the lack of readiness to recognise Kosovo's independence.” The president refers to “tension, verbal ping-pong and collisions.” He blames the Serbs for carrying on considering Kosovo as a province.

Hashim Thaçi, the Prime Minister has added : “I never believed in a settlement with Serbia on the future of Kosovo, and I still don't believe it now. Relations between Serbia and Kosovo are of a particular nature because Serbia came to Kosovo by force and before leaving committed genocide on the albanian population.” He then carries on to affirm that Kosovo independence will take place after december 10.

 In effect, Kosovo is a serbian province majoritarily populated with Albanians. This is well established in resolution 1244. Still as a matter of fact, there has not been a genocide in Kosovo but war crimes committed on both sides (See Le Monde Diplomatique article “Chroniques d'un génocide annoncé” dated March 2000). Albanians consider as legitimate their claim to independence because they have been led to believe it would happen  because of what the american State Department told them before the Kosovo war. However, the Americans have voted for resolution 1244 at the Security Council on June 10th 1999. Some might say the serbs are misinterpreting the letter of the law and use it as a weapon. Against whom ? Against what ? This really what this is all about, the letter of the law, the one voted at the Security Council to avoid the use of force and institute the rule of law in Kosovo.

 Snejana Jovanovic / Traduction Julien de Cruz

Présentation

Qui suis-je ?

  • : kosovo
  • kosovo
  • : Femme
  • : 03/07/1968
  • : Paris
  • : guerre indépendance violence politique internatio politique nationale
  • : J'ai été reporter de guerre pendant trois ans en Ex-Yougoslavie, je suis restée notamment trois mois au Kosovo, puis je suis allée en Afghanistan, et en Russie. J'ai collaboré avec plusieurs journaux, mais aussi avec de nombreuses radios. Après

Ma dernière lecture

La fable du monde- Enquête philosophique sur la liberté de notre temps- Gérard Mairet-Gallimard-2005 
"Certains ont proclamé la "fin de l'histoire". Ne serait-ce pas plutôt celle de la philosophie politique moderne qu'il conviendrait de guetter?"

Guerres justes et injustes- Michael Walzer-Belin-1999
"Pour M.Walzer, dans l'enfer de la guerre tout n'est pas égal. La guerre juste existe, qui peut basculer dans l'injustice. Blocus, bombardements de civils, représailles, dommages collatéraux  traversent tous les conflits. Déterminer l'inacceptable comme l'inévitable est un jugement auquel nul ne peut se dérober."

La nouvelle guerre froide le monde après le Kosovo- Gilbert Achcar- PUF-1999
"Après avoir agi en vertu d'un projet géopolitique très ambitieux inspiré par Zbigniew Brzezinski, W.Clinton, tel l'apprenti sorcier, quittera la scène de l'Histoire en léguant à l'humanité la perspective d'un XXIè siècle marqué par une nouvelle Guerre froide."

Principes du gouvernement représentatif-
Bernard Manin-Calmann-Lévy 1995
"Ce livre présente une théorie du gouvernement représentatif, en s'attachant aussi bien à la tradition européenne qu'aux débats américains. Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques."

La question russe essais sur le nationalisme russe -Ss la direction de Michel Niqueux - ED. Universitaires 1992
"M. Niqueux  a réuni des universitaires français et suisses pour étudier les différentes formes du sentiment national russe du XVIIIè au XXè siècle, dans les domaines aussi variés que la politique, la littérature, la médecine, la linguistique ou l'histoire des idées."

Face à l'hyper-puissance - Hubert Védrine - Fayard 2003
Mon sentiment : je ne peux m'empêcher après la lecture de ces analyses brillantes sur les relations internationales de me demander si l'hyperpuissance, terme crée par l'ancien ministre des affaires étrangères, annule toujours autant le monde multipolaire ?

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